04.08.2008

Eh les gars, on est au 21ème siècle !

 

muslimDM1511_468x310.jpeg

En Arabie saoudite, la police religieuse saoudienne, la mouttawa, fait respecter les préceptes de l'islam au sens strict. Strict est le mot juste quand on voit ce que cette police interdit :

  • pression sur les fleuristes pour ordonner le retrait des roses et de tous les articles de couleur rouge.
  • campagne contre la Saint-Valentin qui pousserait au vice.
  • interdiction de certaines coupes de cheveux, pantalons serrés, bijoux apparents et en général des tenues vestimentaires contraires à l'islam et tendant à imiter l'occident impie.
  • interdiction aux cafés d'offrir toute extension des terrasses sur les trottoirs car les jeunes seraient tentés d'y passer trop de temps en bavardage.
  • en 2004 les mouttawayin ont cherché à interdire sans succès les gsm à appareil photo craignant qu'ils ne deviennent instrument de séduction.

Corps de volontaires salariés de l'état, cette police de la vertu rassemble plusieurs milliers d'hommes qu'on trouve principalement dans les villes. Les mouttawayin veillent au respect de l'ordre en matière de prière, de jeûne, d'abstinence ou de stricte séparation des sexes.

Leurs faits et gestes commencent à être très voyants dans un royaume qui s'ouvre de plus en plus au monde extérieur. En mars 2002 l'opinion internationale a été horrifiée par la mort de 15 jeunes filles, mortes dans l'incendie de leur école près de La Mecque. Les "gardiens de la vertu" ont refusé que les jeunes filles sortent dévoilées de l'établissement en feu et en ont même interdit par la force l'accès aux pompiers. Les jeunes filles étaient repoussées dans les flammes car elles n'étaient pas accompagnées de leurs tuteurs mâles (père, frère, ...). Ils sont protégés par l'état, 18 mouttawayin ont été blanchis pour le tabassage à mort d'un saoudien accusé de promouvoir l'alcool. Néanmoins de plus en plus de victimes osent se rebiffer en justice pénale et gagne parfois.

dogINburkha.jpg

La dernière trouvaille est d'interdire les chiens et les chats dans les rues de la capitale : se promener dans un parc accompagné d'un animal à quatre pattes offre un excellent prétexte pour engager la conversation avec une jeune personne du sexe opposé. La vente de ces animaux est maintenant interdite à Riyad. Toute personne se promenant en rue avec un chien se le fera confisquer. Le patron de la police des moeurs, Othman al-Othman s'en explique dans les colonnes du journal national Al-Hayat : "la croissance du phénomène des hommes utilisant des chats et des chiens pour aborder les femmes et harceler les familles (sic) et la violation de ce qu'est un comportement correct dans les parcs publics et centres commerciaux doit cesser".

Quand l'animal est confisqué, le maître doit s'engager par écrit à ne plus recommencer car la fois suivante il sera dénoncé aux autorités.

En pratique il est rare de voir les chiens promenés en laisse dans Riyad. Avoir un animal de compagnie n'est pas bien vu, c'est compris comme une mode venant de l'occident. Le chien est considéré comme sale et dangereux dans le monde arabe, il ne doit servir qu'à la chasse ou pour monter la garde.

Par contre la réaction aux chats est étonnante car ils ne sont pas méprisés par l'islam. Un  proche du Prophète se déplaçait toujours accompagné d'un chaton et le Prophète a laissé un chat boire l'eau de ses ablutions avant la prière et avait promis l'enfer à une femme qui maltraitait un félin.

Allez, le ridicule ne tue pas ... toujours.

chat%20chien%20drole.jpeg

 

27.07.2007

Profession : bourreau

76cd3a587099b1c1fc89e36a21058db0.jpeg

Mohammad Bin Saïd al-Bishi est bourreau en Arabie saoudite, de père en fils. Il a cinq collègues. Depuis le début de l'année ils ont tranché la tête de 101 personnes. Un record. Attention, dans ce pays sont condamnés à mort, d'après la charia (justice islamique) les violeurs, les meurtriers, les trafiquants de drogue, les sorciers, les auteurs d'adultère, les auteurs de sodomie, les homosexuels et ceux qui renoncent à l'Islam.

Ses principaux outils de travail sont Sultan et Qahrida. Ce dernier sabre est surtout utilisé pour les coups portés à la verticale, pour les amputations (les voleurs voient la main coupée).

Mohammad prépare déjà son fils Badr tout comme son père l'a fait avec lui. Il déclare ne pas avoir d'états d'âme. Il travaille pour la gloire d'Allah proclame-t-il. Il a déjà exécuté des amis mais il ajoute : ils étaient coupables de crimes. Ils ne devaient s'en prendre qu'à eux-mêmes. Je ne ressentais pas de compassion. Lorsque le coeur faiblit, la main faillit ! Il y a du travail : jusqu'à 5 exécutions par jour : c'est normal, c'est le boulot. Une exécution est une exécution. Pourvu que la personne se tienne droit et alors il n'y a pas de problème ! Pourtant il rate parfois la cible et blesse le supplicié. Pour lui ce sont les femmes les plus courageuses.

Ces exécutions sont critiquées car elles concernent surtout des travailleurs immigrés, contraints souvent de signer des aveux en arabe,langue qu'ils ne savent pas lire ou même pas comprendre.

En 2000, il y a eu 113 décapités, en 2005 : 83, cette année déjà 101 exécutions en 6 mois. L'Iran n'est pas en reste : 140 pendus depuis le début de l'année ! 13 en un week-end.