07.07.2008

Ingrid Bétancourt

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Il n'est plus dans les habitudes de ce blog de parler de sujets "bateaux" mais il faut reconnaître que la libération de la sénatrice colombienne, française par mariage vaut bien un article même s'il y en a des centaines d'autres déjà existants.
Il est pitoyable de voir la récupération opérée par Sarkozy sur le dos de la franco-colombienne et le plaisir de poser avec elle devant la presse. Vraiment pitoyable d'essayer de redorer son image de la sorte.
Enfin le rêve de la voir libérée avant Noël est concrétisé car l'année n'a jamais été citée !
Plus sérieusement : ont été libérés aussi 11 otages colombiens (militaires ou policiers) et 3 otages américains. On a pas vraiment entendu parler de l'Amérique dans cette affaire alors que les 3 agents de la CIA sont otages depuis un peu plus de 5 ans. Les USA ont toujours tout tentés pour libérer leurs otages dans le monde. Et c'est là qu'intervient la radio suisse romande qui affirme que le scénario de la libération des otages, même s'il est réel à première vue, ne serait qu'une façade.
Depuis la mort le 1er mars de Raul Reyes, porte-parole des Farc puis celle d'Ivan Rios, autre membre de la direction et surtout celle (naturelle) de Manuel Marulanda, créateur du mouvement, les désertions se sont multipliées. Il y a une forte pression militaire colombienne (il ne faut pas oublier que le père du président Uribe a été assassiné par les Farc), les vivres manquent aussi. Le mouvement est de plus en plus faible.
Le commandant César, chargé des otages "VIP", aurait reçu l'assurance d'obtenir une somme de 20 millions de dollars pour qu'il déserte (sans représaille) et bien sûr libère les otages tout en retrouvant sa compagne (voir ci-après).
Ce projet aurait vu le jour il y a environ 4 mois à ... Washington DC. Effectivement, Bush va bientôt quitter la scène politique et il fallait ramener les otages dans leur famille avant la fin de son mandat.
Le 2 février dernier la guérillera Luz Dary Conde est arrêtée près de la frontière vénézuélienne suite à une opération menée conjointement par la Colombie et les américains (agents du FBI). Cette femme est la compagne de Cesar. Il est donc facile de lui offrir en plus de l'argent proposé, la libération de son amie.
Tout le restant reprend alors sa place : l'hélicoptère qui vient chercher les otages, César et un autre responsable pour les présenter au nouveau chef des Farc. La libération des otages tout de suite après le décollage sans le moindre coup de feu tiré : Ingrid Bétancourt ne ment pas mais elle ne sait pas encore ce qui s'est passé en coulisse. La passivité des rebelles est voulue.
Les affirmations de la radio suisse romande se tiennent car le paiement des redditions est courant en Colombie. Il existe un fonds de 100 millions de dollars pour les déserteurs. Personne ne semble offusqué d'un paiement éventuel dans la famille de l'otage et parmi les politiciens au pouvoir. Qui dit que les USA n'ont pas payé eux-mêmes ?
Les otages US en tout cas n'ont pas embrassé Bush ni madame et n'iront pas voir le Pape. Le principal c'est qu'ils soient libres.
Il ne faut pas oublier qu'il reste des centaines d'otages, tous colombiens. Qui va créer un comité de soutien pour leur libération ? Pas grand monde, c'est certain.
Ce qui est chouette, quand même, c'est que les pays démocratiques se sont montrés solidaires pour voir une otage libérée et il y a maintenant deux ados heureux, avec une orgie de bisous échangés comme a dit leur mère.
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19.05.2008

PRISE DE POSITION DE L'ELYSEE DANS LA PROBLEMATIQUE DE LA LIBERATION D'INGRID BETANCOURT

 Devant l'inertie des pays civilisés face au sort de Madame Bétancourt, enlevée depuis 6 ans, très malade, on disait même en train de suivre une grève de la faim, j'ai pris mon clavier et demandé à Monsieur Sarkozy, Président de la République française ce qu'il faisait actuellement, lui qui avait fait le rêve de voir la Franco-colombienne libérée pour Noël 2007.

Suit sa réponse. Le fait même de ne rien apprendre de nouveau a le mérite de considérer la situation bloquée côté français malgré des actions louables de la diplomatie dès que possible.

Le problème se situe dès lors au niveau de la Colombie et de ses voisins directs comme le Vénézuela. Les rapports sont peu cordiaux surtout puis la connaissance du contenu d'un disque dur des Farc qui prouverait qu'Hugo Chavez et ses alliés étaient prêt à verser une forte rançon et même des armes contre la libération d'otages. De quoi titiller la susceptibilité de la Colombie.

Merci à M. Sarkozy d'avoir bien voulu répondre à ma missive dont voici le texte.

 

 http://bl120w.blu120.mail.live.com/mail/SafeRedirect.aspx?hm__tg=http%3a%2f%2f65.55.187.151%2fatt%2fGetAttachment.aspx&hm__qs=file%3df5082d84-271b-4148-82d8-66e1cb3858eb.gif%26ct%3daW1hZ2UvZ2lm%26name%3daW1hZ2UwMDEuZ2lm%26inline%3d1%26rfc%3d0%26empty%3dFalse%26imgsrc%3dcid%253aimage001.gif%254001C877E5.6DB7B030&oneredir=1&ip=10.6.1.167&d=d2760&mf=0

SCP/CdO/B082857

Cher Monsieur,

Le Président de la République m'a confié le soin de répondre à votre courrier.

Je puis vous confirmer l'engagement personnel du Chef de l’Etat pour la libération d'Ingrid BÉTANCOURT, retenue depuis six années par les Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Vous le savez, Monsieur Nicolas SARKOZY a reçu la famille de l'intéressée à plusieurs reprises au Palais de l'Elysée.

Il ne manque jamais de réaffirmer sa détermination à parvenir à un accord humanitaire pour la libération des otages détenus par les FARC, dont Madame BÉTANCOURT.

Tout dernièrement, après la mort d'un des hauts responsables de la guérilla dans une opération militaire, le Chef de l'Etat a renouvelé son appel à toutes les parties concernées pour consolider la dynamique en cours et préserver les chances d'aboutir dans les négociations.

 Dans les mêmes circonstances, il s'est, de nouveau, adressé aux FARC afin qu'elles libèrent sans délai notre compatriote extrêmement affaiblie. Il poursuit ses efforts encore aujourd’hui.

Bien cordialement.

Le Chef de Cabinet

                               Cédric GOUBET

28.03.2008

Faudra t-il bientôt parler d'Ingrid Bétancourt à l'imparfait ?

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On comprend maintenant pourquoi Bogota propose la libération de guérilleros des FARC (à la seule condition de ne jamais reprendre les armes), en échange d'otages dont Ingrid Bétancourt. Celle-ci est au plus mal, son époux ne lui donne plus que quelques mois à vivre. Ce n'est pas pour rien que les rebelles ont investi un village qui disposait d'un poste médical afin de la faire examiner, signe au combien alarmiste.

Dépêche d'agence : Ingrid Betancourt a été soignée fin février dans un poste médical de la région rurale de San José del Guaviare (400 km au sud-est de Bogota), selon un prêtre catholique de la région, l'abbé Manuel Mancera. Pour faire soigner son otage, la guérilla marxiste des Farc aurait encerclé le dispensaire: "Ils étaient 200 à 300 guérilleros qui ont établi un cordon de sécurité autour du poste médical d'El Capricho afin qu'elle (Ingrid Betancourt) puisse être reçue", a expliqué le prêtre à la radio privée RCN. Manuel Mancera n'est pas un témoin direct mais a rapporté les témoignages de nombreux paysans qui lui ont précisé que l'otage franco-colombienne avait passé cinq jours, du 20 au 25 février, dans ce poste.

On savait qu'elle souffrait d'une hépatie B, on sait maintenant qu'elle connaît une autre maladie : la leishmaniose.

Les symptômes de la leishmaniose sont des plaies cutanées qui apparaissent des semaines ou des mois après que la personne infectée a été piquée par le phlébotome. Parmi les autres conséquences, qui peuvent devenir manifestes n'importe quand à partir de quelques mois jusqu’à plusieurs années après infection, on compte la fièvre, l'anémie,l’atteinte de la rate et/ou du foie. Sur le plan médical, la leishmaniose est l'une des causes connue de splénomégalie (augmentation de volume de la rate), qui peut devenir plus grosse même que le foie. Il y a quatre formes principales de leishmaniose, on ne connaît pas celle de Bétancourt mais toutes laissent des séquelles  :

  • La leishmaniose viscérale - la forme la plus grave et potentiellement mortelle en l’absence de traitement.
  • La leishmaniose cutanée - la forme la plus répandue qui provoque de nombreuses plaies sur le corps, qui guérissent en quelques mois laissant les cicatrices particulièrement inesthétiques.
  • La leishmaniose cutanée diffuse - cette forme produit des lésions cutanées étendues qui ressemblent à celles de la lèpre et sont particulièrement difficiles à traiter.
  • La leishmaniose cutaneo-muqueuse - débute avec des ulcèrations cutanées qui s’étendent et endommagent certains tissus (en particulier le nez et la bouche).

Des spécialistes ne sont guère positifs : depuis maintenant 6 ans qu'elle vit dans un milieu hostile, mal traitée par ses gardiens, souffrant de malnutrition, de dépression, d'une hépatite B et de leismaniose, c'est un miracle qu'elle soit toujours en vie. Si elle devait recouvrir la liberté, elle garderait des séquelles physiques et mentales à tout jamais.

23.02.2008

Ingrid Bétancourt : 6 ans de trop !

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6 ans déjà qu'Ingrid Bétancourt est retenue en otage. La politique internationale est bien frileuse pour bouger même si quelques otages viennent d'être libérés. Sarkozy a eu le rêve de voir la politicienne libre pour Noël 2007 mais ce n'était qu'un rêve. 6 ans ! Si cette femme est libérée un jour, elle retrouvera des enfants devenu adulte. Pourra t-elle reprendre une vie normale, une activité politique. Elle qui traitait le président de corrompu pendant la campagne électorale, tout compte fait, veux t-on vraiment la voir de retour ???

 

15.08.2007

Ce jeudi 16 août 2007, 2000ème jour de détention d'Ingrid Betancourt,il ne faut pas l'oublier !

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Voici les principaux événements depuis l’enlèvement de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et dont le sort demeure indéterminé au 2.000e jour de sa captivité :

– 23 fév 2002 : Ingrid Betancourt, candidate des Verts à la présidentielle en Colombie, et sa directrice de campagne Clara Rojas sont enlevées par les FARC près de Florencia (sud-est de Bogota).

Quatre jours plus tard, la guérilla propose un échange avec des rebelles emprisonnés.

– 23 juil : première apparition de Betancourt dans une vidéo filmée le 15 mai.

– 7 août : investiture du président colombien Alvaro Uribe (droite), partisan de la manière forte contre la guérilla.

2003 – 9 juil : la France envoie un avion en Amazonie brésilienne pour récupérer Ingrid en cas de libération mais l’opération échoue.

– 30 août : Betancourt s’exprime dans une vidéo, dernière à ce jour transmise par ses geôliers.

2004

– 8 nov : les FARC refusent une proposition d’Uribe d’échanger une cinquantaine de rebelles contre 59 otages dont Betancourt.

– 3 déc : Les FARC exigent la libération de 500 des leurs et la démilitarisation d’une zone de 800 km2.

2005

– 1er fév : Raul Reyes, numéro deux des FARC, affirme que Betancourt est « en bonne santé ».

– 23 sept : Bogota dénonce « l’ingérence » de la France après que la presse colombienne a rapporté les démarches secrètes d’un émissaire français auprès des FARC.

2006

– 29 mai : Uribe est réélu.

– 28 sept : Uribe accepte de démilitariser deux municipalités – Pradera et Florida (sud-ouest) – comme l’exigeaient les FARC.

– 20 oct : Uribe met fin aux négociations après un attentat attribué aux FARC.

2007

– 14 jan : le ministre colombien de la Défense annonce que Betancourt est « vivante et en bonne santé » et que le gouvernement tentera de la libérer par la force.

– 12 mai : Annonce du gouvernement d’une possible « libération massive » de membres des FARC emprisonnés.

– 16 mai : John Frank Pinchao Blanco, un otage parvenu à échapper aux FARC, affirme que Betancourt est vivante pour l’avoir vue pour la dernière fois le 28 avril.

– 18 mai : Entretien téléphonique du nouveau président français Nicolas Sarkozy avec Uribe.

Uribe ordonne à l’armée de la « libérer par les moyens militaires ».

– 27 mai : Sarkozy tente de convaincre Uribe de renoncer à l’option militaire.

– 1er juin : Libération de plus de 120 rebelles. Rodrigo Granda, le chargé des affaires étrangères des FARC, est libéré le 4, à la suite d’une demande de Sarkozy.

– 18 juin : Départ de Granda pour Cuba.

– 28 juin : Les FARC annoncent la mort de 11 députés qu’ils détenaient depuis cinq ans lors d’un affrontement avec un groupe armé indéterminé.

– 26 juil : Sarkozy annonce qu’une mission française s’est récemment rendue en Colombie où elle n’a obtenue aucune preuve de vie de Betancourt.

– 2 août : Uribe se dit prêt à négocier la paix en trois mois avec les FARC qui rejettent son offre.

(d’après AFP)

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Si vous ne connaissez pas Ingrid Betancourt :

Née à Bogota en 1961, Ingrid Betancourt est retenue en otage depuis le 23 février 2002 par les FARC, la guérilla marxiste colombienne. Ancienne candidate à l’élection présidentielle, ancienne députée puis sénatrice, elle incarne le visage d’une femme exemplaire en lutte contre la corruption généralisée, le pouvoir des cartels de la drogue et la misère qui règnent en Colombie.

Ingrid Betancourt a vécu la plus grande partie de son enfance à l’étranger et principalement en France où son père fut Ambassadeur de Colombie à l’UNESCO. Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, elle décide de retourner en Colombie après que l’un des candidats à l’élection présidentielle de 1989, Luis Carlos Galan, qui prônait l’extradition des narcotrafiquants, est brutalement assassiné.

Cet événement marque le début de son engagement politique. Elle découvre un pays au bord du gouffre, appauvri par des années de conflits armés, pris entre les cartels de la drogue, la guérilla marxiste et des personnalités politiques impuissantes ou corrompues. Elle décide de mener campagne pour dévoiler au peuple colombien l’ampleur de la corruption et lui offrir un autre avenir. Elle est élue en 1994 à la Chambre des Représentants et en 1998, elle devient à 37 ans le sénateur colombien recueillant le plus de voix. Son combat dérange dans certains milieux et elle échappe à deux reprises à un attentat.

En 2001, elle publie en France La rage au cœur (Editions Xo), une autobiographie qui fut un immense succès de librairie. En 2002, elle décide de se porter candidate à l’élection présidentielle à la tête de son parti « Oxygène », mais elle est enlevée par les FARC peu après le début de sa campagne.

Le courage et l’obstination dont a fait preuve Ingrid Betancourt lui valent aujourd’hui une renommée internationale et suscitent une grande admiration. Depuis son enlèvement, des milliers de personnes ne cessent partout dans le monde de militer en faveur de sa libération ainsi que celle de plus de 600 autres otages détenus par les FARC.

Il faut mettre en exergue l'obstination de sa fille qui parcourt de nombreux pays afin d'informer l'opinion et tenir des discours comme celui qu'elle a tenu à l'Université de Liège dont voici la teneur :

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Intervention de Mélanie Delloye-Betancourt

Bonjour à vous tous

Je pense qu’aujourd’hui Maman présente, d’une certaine façon, deux visages. Le premier est celui de son combat qui, je pense, est juste. Un combat pour la paix, contre la corruption, pour que mon pays, la Colombie puisse sortir de ce noir, de ce gouffre dans lequel il se trouve.

Dans une intervention qu’elle a faite une semaine avant d’être enlevée, afin que les négociations de paix ne soient pas rompues en Colombie, elle disait qu’elle avait l’impression qu’on se lançait tous dans une sorte de suicide collectif parce que l’on ne se rendait pas compte, qu’au fond, dans cette guerre, personne ne gagnait. On perdait tous. Et puis elle demandait à la guérilla en Colombie de cesser les enlèvements. Une semaine plus tard elle était enlevée.

L’autre visage de Maman est un symbole. Quelqu’un qui se bat, qui s’est battue pour des causes nobles et qui est privée de sa liberté. Qui devient une sorte d’instrument pour un chantage. C’est ignoble.
Mais elle n’est pas la seule. En Colombie il y a plus de 3000 otages et je pense qu’aujourd’hui on peut dire que le problème a une ampleur mondiale énorme.

J’aimerais tellement être parmi vous et l’écouter parler, elle. C’est difficile pour toutes les familles d’otages de se rendre compte du temps qui passe. Pour nous cela fera bientôt 1000 jours ! 1000 jours ! C’est du temps irrécupérable. Quand on est en liberté, la conception du temps est très différente. Mais pensez à tout ce que vous avez fait depuis 1000 jours.

Le temps passe. Il y a le danger de mort auquel sont exposés tous les otages. Et puis il y a le temps qui passe et qui ne reviendra pas. C’est pour cela qu’il faut faire quelque chose, et vite. Il faudrait pouvoir réunir le gouvernement colombien et les FARC autour d’une même table. Et cela ne devrait pas être si compliqué de sauver toutes ces vies humaines.

Ce que l’on fait est-il vraiment utile ? Je ne sais pas. Je ne sais pas si en parler sert à quelque chose puisque la mobilisation n’aboutit à rien pour le moment. Mais au fond de moi-même je suis convaincue que oui. Voyez tous les gens qui sentent qu’ils peuvent apporter quelque chose, pour que toutes ces personnes retrouvent leur proches. Je pense que vous tous ici, avez un rôle à jouer. Je pense que l’on peut tous faire quelque chose, pas seulement pour Maman, pour tous les otages dans le monde.

Interrogez-vous pour savoir ce que vous pouvez faire pour Maman et pour tous les otages. Parce que la liberté, quand on l’a, on l’a, mais quand on ne l’a plus, on se rend compte à quel point elle est précieuse.