10.02.2008
Le 11 mars, 30 ans déjà, Claude François mourrait, étrange destin que le sien !
A 14H30, le 11 mars 1978 Claude François était déclaré mort, les pompiers n'avaient pas pu le réanimer. Deux fois déjà il avait failli mourir. La première c'était au Hilton de Londres où une bombe avait sauté. C'est une femme qui se trouvait entre la bombe et lui qui l'avait sauvé ; un peu comme un bouclier. Il a juste eu des séquelles aux oreilles. La seconde fois on a tiré sur lui quand il était au volant de sa voiture entre Paris et le Moulin de Dannemois. Il en a réchappé, le véhicule était truffé d'impacts.
Claude François est mort 39 jours après son 39ème anniversaire (il était né en 1939). Sa destinée est liée à l'électricité.
Incroyable destin : juste avant son entrée sous le chapiteau pour le dernier concert en Suisse à Levin, filmé pour la BBC, une panne de courant survient. Après il prend l'avion pour rentrer en France. Il ne se rend pas au Moulin comme prévu car il a appris que l'électricité est coupée, son bureau a oublié de payer la facture. Il se rend alors à son appartement de l'avenue Exelmans à Paris. En arrivant les plombs sautent car l'instalation est vétuste. Cela faisait un mois et demi qu'l réclamait la venue d'un électricien pour la réparer, ce par notes de service. L'homme de métier était venu avant son départ pour la Suisse. Pour aller à la salle de bain, il faut passer par la chambre. Personne ne veut prendre la responsabilité de le réveiller, chacun connaissant son caractère. L'électricien annonce qu'il reviendra lundi pour réparer l'applique dans la salle de bain. Samedi, Claude François prend un bain. En s'essuyant, il remarque l'applique au dessus de la baignoire qui est de travers. Comme il est maniaque, il touche l'applique pour la redresser et s'électrocute. Les fils étaient dénudés. Son amie Kathalyn est témoin de l'accident. Comme sa main est collée, elle le tire de toutes ses forces pour le retirer de l'eau, l'applique est descellée dans la chute. Les pompiers pensent l'avoir ranimé mais il ne reviendra jamais à la vie. L'annonce de sa mort en plein samedi après-midi surprend tout le monde. Le soir, l'émission de Guy Lux en direct se passe dans le désarroi le plus complet. L'animateur, trop triste, cherche ses mots, les chanteurs préfèrent parler de leur ami disparu plutôt que de chanter. L'enterrement de l'idole des jeunes verra ceux-ci effondrés, Claude François mourrant en pleine gloire, au sommet de son talent.
21:50 Publié dans Des gens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : claude, françois, mort, 39, electricite, chanteur, 1978
31.01.2008
Bertrand Agot de la Star Ac 7, un gars bien
Son âge lui offre une maturité certaine et lors d’un entretien avec un journaliste de presse télé, on découvre un gars bien, il parle notamment du racisme :
" A 16 ans, je suis parti à Oxford pour étudier l’anglais. Dans la rue, un homme accompagné de sa femme m’a balancé une insulte que je n’ai même pas envie de vous traduire tellement c’était méchant. Je me suis retourné vers lui pour lui demander une explication et il m’a giflé. Je suis resté abasourdi. Rien ne pourra me faire oublier cette cruauté. Difficile d’expliquer ce geste de frapper l’autre sans le connaître. Vous savez, les gens qui se coupent des autres en raison de leur différence, religieuse ou raciale, perdent des richesses.
Parce qu’il y a du bon dans toutes les cultures. C’est dommage de se fermer à la richesse de l’autre sous prétexte qu’il est né plus près du soleil. Frapper l’autre, c’est la victoire du perdant.
En amour, j’ai toujours été quitté. Pourtant, je suis gentil et pas chiant quand j’aime. Mais mes ruptures sentimentales ne m’ont jamais tiré vers le fond. Je prends la vie du bon côté. A n’importe quel âge, on peut toujours trouver une personne qui vous aime et que l’on aime ".
Biographie :
Bertrand Agot commence sa carrière de chanteur et d’auteur dans une comédie musicale intitulée « St François d’Assises », qu’un de ses professeurs, Gabriel Lebrun, a conçu alors qu’il était au lycée. Puis poussé par son amour du chant qu’il travaille seul dans un premier temps, il participe au concours d’entrée de l’Institut Supérieur des Arts et de la Voix une école de Richard Cross où il est reçu « espoir 91 » devant un jury composé du directeur d l’Olympia Michel Boris, Françoise Hardy et beaucoup d’autres professionnels du métier.
En 1992, il participe à la comédie musicale d’autant emporte le temps interprétant des chansons comme « ma pomme » ou « Syracuse » avec la ferveur gospel qui le caractérise, en effet en 1991 il avait été choisi sur audition pour être choriste de la chorale Gospel Voices ou il deviendra un lead respecté pour son grain de voix si particulier, ainsi que pour sa présence scénique travaillée auparavant dans un groupe de soul music qu’il avait monté. En 1993, invité aux États-Unis par la reine actuelle du gospel Miss Tramaine Hawkins et son organiste Joël Bryant, Bertrand découvre la signification, la porte transcendante, du gospel en tant que fidèle religieux spectateur actif et chanteur représentant la France. Il interprète « Oh happy Day » à la plus grande convention de Gospel du monde : « The Gospel music Workshop of America » se déroulant à Indianapolis en août 1993. Suite au succès de son interprétation il est invité à chanter dans l’Ohio à l’église méthodiste du Doctor Simmons membre imminent de la convention. Fin 93 il participe comme choriste à la pièce de théâtre Arturo Ui en scène par Jérôme Savary et avec Guy Bedos comme personnage clef. Depuis il participe à de nombreux concerts de gospel en tant que chanteur lead, puis il a eu l’occasion de faire durant quelques soirées la première partie de l’ américain Salomon Burke (auteur interprète de la célèbre chanson « EVERYBODY NEED’S SOMEBOODY » » qu’il compose avant que les Blues Brothers ne lui donne ses lettres de noblesse) en cette même période il retourne aux USA pour participer de nouveau au gospel workshop music of America et chante à l’église d’Andréa CROUCH. Il tourne aussi avec le groupe de funk des Pipaz depuis 2001, en se produisant notamment au Réservoir à Paris.
En 1996, il tourne avec le CHANCE ORCHESTRA, principalement tous les derniers jeudi de chaque mois au « petit journal Montparnasse ». Il participe également à l’inauguration de la chaine de télévision Nostalgie. En 1997, il participe au grand projet Gospel Symphonic à la salle Pleyel en tant que soliste invité (Accompagné de l’orchestre Colonne constitué de 80 musiciens). En 1998 un nouveau grand projet lui est proposé puisqu’il fera parti du concert au palais des sports du « Gospel pour 100 voix » ou il interprétera « Lean on me ». En 2000, de nouveau avec les « gospel pour 100 voix » il chantera « let the sunshine » à Bercy. De 2000 à 2003 il chantera dans divers formations de soul et de rythm & blues avec lesquelles il fera des tournées de Bars et café concert à Paris et en province. L’année 2004 sera marquée par une tournée internationale (Grèce, Turquie, Israël) en tant que chanteur lead dans un groupe de Funk. Son approche de la soul et du gospel lui donne une interprétation toute particulière de la funk.ic En 2005 il sera invité ses amis du « Gospel pour 100 Voix » sur le tournage du Film « Jean-Philippe » avec Fabrice Luchini et Johnny Hallyday où il interprétera des classiques du Gospel ainsi que « Proud Mary » de Tina Turner. A présent il écrit et composes ses propres chansons en français dans un style mêlant Variété, soul, R&B. En 2007, il est sélectionné pour participé à la Star Academy. Il est alors le chanteur du groupe de Crystal LiveBand et Prestige MusicLive.
20:25 Publié dans Des gens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bertrand, agot, star, ac, 7, racisme, chanteur
24.06.2007
Julien Doré, hors concours par son talent ou sa nullité ?
Julien Doré semblait déjà avoir gagné ce concours dès la première émission de la Nouvelle Star 2007 tant il sortait des sentiers battus conventionnels de la scène. Au fil des semaines, cette impression s'est confirmée. Pour finir, l'intérêt de l'émission, outre entendre vers la fin des très bons chanteurs (c'est à mettre au féminin pour Gaétane),résidait dans la découverte des chansons que Julien mettait souvent à sa sauce avec talent . C'est mon idée que je garde de La Nouvelle Star 2007. Julien m'a permis de connaître des chanteurs que je n'aurais jamais abordé sans lui. Et je reconnais que ses adaptations sont bien souvent meilleures que les chansons originales. L'article de journal qui suit correspond bien à ce que je pense.
M A I S en préparant ce post, j'ai découvert des sites où les intervenants dénigrent carrément Julien et ne lui laissent aucun talent. Le mieux alors c'est de faire un pour ou contre. L'idéal étant bien sûr de se faire une opinion personnelle en l'écoutant. Personnellement semaine après semaine chaque chanson me trottait dans la tête et impossible de l'effacer avant la suivante.
POUR
Voici un article de Julie HUON du SOIR (Belgique) du 11 mai 2007, critique de la première émission réalisée au Pavillon
Balthard.
Mercredi soir, les martiens ont débarqué. Le plateau de la Nouvelle Star c'est, depuis quelques saisons déjà, la piste d'aterrissage des vaiseaux en provenance des planètes les plus incongrues. On a eu Jonatan en 2003, créature montée sur ressorts débarquée du monde des Télétubbies, puis Steeve, un E.T. de Rocker Land perdu en pleine Pop City, l'an dernier Christophe, issu de la grande nébuleuse de la Tortue ...
Avant hier, Julien a confirmé qu'il était l'un des plus beaux spécimens intergalactiques rencontrés sur les autoroutes cathodiques. Sa reprise de Moi, Lolita, le tube d'Alizée, chanté avec la voix d'un Nick Cave, les vibratos d'un Jeff Buckley et les arrangements des Sixteen Horsepower, c'était Rencontres du troisième type. Même si on sait que cet allien est un pro, que ce Lolita, il était déjà dans son répertoire, pas grave. Sonné qu'on est. Commotion sidérale. Gobé par l'espace-temps. Allo la terre ?
Lien intéressant : cliquez ici ou encore ici.
CONTRE
Voir http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25587 dont voici un extrait :
(...) Car au fond, que nous offre chaque semaine Julien Doré, sinon des parodies (de chanson) ?
Le jury de la "Nouvelle Star" a beau se pâmer devant le Gardois, se convainquant qu’il est à ce jour le meilleur candidat jamais entendu dans cette émission - ce qui est scandaleusement faux ! - Julien ne donne que dans la parodie.
Qu’est-ce d’autre que son interprétation des "Bêtises" de Sabine Paturel, sinon une parodie digne des Charlots ?
Et il en va de même pour son interprétation "décalée" de "Vanina".
Ca ne fait pas pour autant de lui un Tartuffe, tant il en faut du talent - mais aussi de l’habileté au sens Brélien du terme - pour déconstruire une chanson.
Mais ça ne fait pas de lui la synthèse - comme j’ai pu l’entendre, jeudi - de Johnny Rotten et Frank Sinatra.
Dire cela est tout aussi ridicule que grotesque.
Mais je comprends fort bien que les jurés de la "Nouvelle Star" ne puissent admettre "en direct" devant nous autres que cette édition est celle de trop.
Quand bien même Dédé nous citerait Goethe, Foucault ou Stendhal, histoire de faire diversion...
La vérité c’est que Julien est un "Charlot" plus qu’honorable, un Rinaldi "bobo", cette émission étant d’ailleurs une émission pour "bobos".
Ce qui n’est pas une insulte.
C’est juste la vérité.
Mercredi, c’est donc la finale.
En face de Julien, Tigane, un interprète timoré, originalité zéro, mais honnête, gentil quoi. Trop gentil, même.
La seule interrogation, c’est de savoir quels titres Julien va pasticher lors de cette finale.
Jusqu’où va-t-il aller ?
Va-t-il assumer son statut de "Charlot" ?
Si oui, tant mieux.
Et dans ce cas, je lui suggère d’enfoncer le clou en reprenant du Guy Marchand. (...)
Un site de la même veine laisse la place à des commentaires parfois méchants.
http://72.14.253.104/search?q=cache:2VdkxTRhY8gJ:radiolib...
Quelques exemples :
- Il est intéressant de susciter une réflexion dans ce sens là. Tout d’abord, musicalement, il faut un minimum de talent pour transcender une idée. Ce n’est pas ce chanteur exécrable (l’écoute est rien moins que pénible) qui va faire avancer ce qui est une mauvaise idée. Le principe de ce genre de show c’est de toute façon de revisiter un répertoire déjà usé. Un peu comme les enfoirés sans la bonne cause. Mais ça a toujours été le cas. Les chanteurs français yéyé ne faisaient que de mauvaises décalques de morceaux américains bien meilleurs. Tout ce que j’apprends de cette vidéo c’est que le morceau est suffisamment mal foutu pour ne pas résister à un traitement différent, et que ce type peut singer le chanteur habité sans inspirer d’autre émotion que l’agacement.
- Les gens qui regardent cette émission ne veulent pas de nouveauté. Une moche version d’une bête chanson suffit à susciter l’idée du décalage. Mais c’est de l’endogamie, on reste dans le même répertoire. C’est comme dans une soirée standard, ce qui marche c’est ce que tout le monde connait. Qui ne s’est jamais précipité au bar avec un début de nausée quand retentissent les premières notes du Conémara? Misanthropie garantie…
- Il faut pousser le concept plus loin. Renouer avec le ready-made de Duchamp. Si cet apprenti gourou à la sauvette, qui est peut-être doué (pourquoi pas ?) mais encore immature dans sa démarche, voulait se livrer à un calcul plus risqué (où est l’audace ici ?) pour flanquer un vrai coup de pied dans la fourmilière des arts lyophilisés, il devrait carrément chanter en play-back sur les morceaux originaux de la filleule à Mylène ou de la marraine à Britney. Une réappropriation totale, un hold-up conceptuel à défaut d’être esthétique.
- Dada n’a pas grand-chose à voir avec ça. Que Julien Doré, anonyme substantiel sans personnalité artistique avérée, commence par se forger une identité : le dernier disque de Paul Anka n’a d’interpellant qu’en ce qu’il est de Paul Anka. Et s’il veut jouer les dadaïstes, qu’il n’oublie surtout pas cette irréfragable ligne de conduite : laisse de côté la réflexion, Juju… surtout lorsqu’elle est si piteuse.
Vous pensez ce que vous voulez mais pour moi Julien c'est :
23:55 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Julien, Doré, nouvelle star, chanteur







Moi ça m’gave, j’préfère encore me taper l’original 2 fois d’affilée en plein milieu d’une farandole dans un mariage ( c’est dire! ). Mais bon, faites quelque-chose de décalé ( mais pas trop ) dans une émission pour grosses buses et c’est standing ovation garantie…