01.03.2009
Le King Julien

Déjà en 2007 je publiais un article de Julie HUON du journal LE SOIR (Belgique) édition du 11 mai 2007 qui évoquait la première émission de La Nouvelle Star "cru 07" réalisée au Pavillon Balthard.
Mercredi soir, les martiens ont débarqué. Le plateau de la Nouvelle Star c'est, depuis quelques saisons déjà, la piste d'aterrissage des vaiseaux en provenance des planètes les plus incongrues. On a eu Jonatan en 2003, créature montée sur ressorts débarquée du monde des Télétubbies, puis Steeve, un E.T. de Rocker Land perdu en pleine Pop City, l'an dernier Christophe, issu de la grande nébuleuse de la Tortue ...
Avant hier, Julien a confirmé qu'il était l'un des plus beaux spécimens intergalactiques rencontrés sur les autoroutes cathodiques. Sa reprise de Moi, Lolita, le tube d'Alizée, chanté avec la voix d'un Nick Cave, les vibratos d'un Jeff Buckley et les arrangements des Sixteen Horsepower, c'était Rencontres du troisième type. Même si on sait que cet allien est un pro, que ce Lolita, il était déjà dans son répertoire, pas grave. Sonné qu'on est. Commotion sidérale. Gobé par l'espace-temps. Allo la terre ?
Julien Doré a survolé l'épreuve et a gagné La Nouvelle Star sans problème. On l'attendait au tournant car il ne pouvait pas continuer à transformer à sa mode des succès, il devait innover dans son premier album, ce qu'il a fait avec brio. Il s'est très vite imposé comme une valeur sûre de la nouvelle vague de chanteurs francophones par son talent et sa personnalité attachante.
Ce soir, consécration pour Julien aux Victoires de la Musique 2009 où il reçoit un trophée pour "l'album révélation de l'année" et un trophée pour "le meilleur vidéo clip de l'année" (les limites - 3 versions). Le trophée du "groupe ou interprête choisi par le public" lui échappe. C'est un beau duo de récompense pour sa première participation !
Alors qu'on ne sait toujours pas s'il y aura une nouvelle Star Academy, la Nouvelle Star qui révèle des vrais talents recommence une nouvelle saison prometteuse vu le nombre de candidats. Mais au fait que deviennent les anciens lauréats ?

Jonatan Carrada né le 12 septembre 1985 est le premier vainqueur de l'émission en 2003, c'est le seul belge a avoir gagné. Son single "Je voudrais te dire que je t'attends" a été disque d'or et son album "Siempre me" a été vendu à 150.000 exemplaires. En 2004 il fera la première partie des concerts d'Eros Ramazzotti, la même année il représente la France au concours Eurovision de la chanson. Son second album ne se vend qu'à 30.000 exemplaires. Il est en se moment à Paris à l'affiche de la comédie musicale "Je m'voyais déjà", basée sur les chansons de Charles Aznavour.

En 2004, c'est Steeve Estatof qui l'emporte. Né le 29 octobre 1972, il a plus de 30 ans au passage des castings, il se distingue rapidement par son style agressif et sa rage sur scène. Son premier single "Garde-moi" sort en juin, un mois après sa victoire et son album "A l'envers" est dans les bacs au mois d'août. Son second opus "Le poison idéal" est sorti en mai 2008. Il faut reconnaître qu'il n'a jamais vraiment percé dans le milieu.

L'année suivante, Myriam Abel née le 15 mai 1981 est la première fille à remporter le concours. Malgré sa belle voix, le succès n'a jamais été au rendez-vous. Même si elle a vendu plus de 100.000 exemplaires de son single "Donne" (démoli pourtant par la critique), son caractère bien trempé ne lui a pas valu que des amis. Recalée au casting de Star Academy 1 et Popstar 1, elle se présente à celui de la Nouvelle Star 2004 où le jury ne la retient pas non plus. Nullement découragée elle revient l'année suivante avec la suite qu'on connaît. Elle a depuis totalement disparue.

Le renouveau et le succès arrive en 2006 avec Christophe Willem né le 23 novembre 1983. Il n'a pas le physique ni le look pour être artiste mais sa voix est cristaline et son univers attirant. Le public l'adore et le jury est conquis. De semaine en semaine la "tortue" (surnom donné à cause de son maintien vouté) booste l'audience de l'émission. Il gagne contre Miss Dominique à la très belle voix. Son premier album "Inventaire" fera de lui le sixième chanteur le mieux payé en France pour 2007 avec près de 530.000 ventes. En 2008 il remporte deux NRJ Music Awards. Bientôt sortira un deuxième album "Caféine" en collaboration avec Zazie.

Julien Doré, né le 7 juillet 1982, on n'en a déjà parlé ... et ce n'est pas fini. Il a reçu il y a quelques semaines le Globe de Cristal qui récompense le meilleur interprète masculin de l'année. Et aujourd'hui il reçoit 2 Victoires de la Musique (sur 3 nominations).

Le futur, c'est Amandine Bourgeois née le 12 juin 1979, dernière a avoir gagné en 2008 la 6ème édition de l'émission. Amandine a du charisme mais surtout une âme de rockeuse déterminée. Le public majoritairement féminin de l'émission l'a préféré à Benjamin lors de la finale. Son premier album devrait sortir au mois de mai. Titre prévu : "20 m2" ou "1/2 ton à la cerise".
La Nouvelle Star, visible les mardis sur M6 en France et les mercredis sur Plug RTL en Belgique n'est pas prête de s'achever !
00:23 Publié dans Des gens | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : julien, doré, nouvelle, star, victoire, cerrada, estatof, abel, willem, amandine
24.06.2007
Julien Doré, hors concours par son talent ou sa nullité ?
Julien Doré semblait déjà avoir gagné ce concours dès la première émission de la Nouvelle Star 2007 tant il sortait des sentiers battus conventionnels de la scène. Au fil des semaines, cette impression s'est confirmée. Pour finir, l'intérêt de l'émission, outre entendre vers la fin des très bons chanteurs (c'est à mettre au féminin pour Gaétane),résidait dans la découverte des chansons que Julien mettait souvent à sa sauce avec talent . C'est mon idée que je garde de La Nouvelle Star 2007. Julien m'a permis de connaître des chanteurs que je n'aurais jamais abordé sans lui. Et je reconnais que ses adaptations sont bien souvent meilleures que les chansons originales. L'article de journal qui suit correspond bien à ce que je pense.
M A I S en préparant ce post, j'ai découvert des sites où les intervenants dénigrent carrément Julien et ne lui laissent aucun talent. Le mieux alors c'est de faire un pour ou contre. L'idéal étant bien sûr de se faire une opinion personnelle en l'écoutant. Personnellement semaine après semaine chaque chanson me trottait dans la tête et impossible de l'effacer avant la suivante.
POUR
Voici un article de Julie HUON du SOIR (Belgique) du 11 mai 2007, critique de la première émission réalisée au Pavillon
Balthard.
Mercredi soir, les martiens ont débarqué. Le plateau de la Nouvelle Star c'est, depuis quelques saisons déjà, la piste d'aterrissage des vaiseaux en provenance des planètes les plus incongrues. On a eu Jonatan en 2003, créature montée sur ressorts débarquée du monde des Télétubbies, puis Steeve, un E.T. de Rocker Land perdu en pleine Pop City, l'an dernier Christophe, issu de la grande nébuleuse de la Tortue ...
Avant hier, Julien a confirmé qu'il était l'un des plus beaux spécimens intergalactiques rencontrés sur les autoroutes cathodiques. Sa reprise de Moi, Lolita, le tube d'Alizée, chanté avec la voix d'un Nick Cave, les vibratos d'un Jeff Buckley et les arrangements des Sixteen Horsepower, c'était Rencontres du troisième type. Même si on sait que cet allien est un pro, que ce Lolita, il était déjà dans son répertoire, pas grave. Sonné qu'on est. Commotion sidérale. Gobé par l'espace-temps. Allo la terre ?
Lien intéressant : cliquez ici ou encore ici.
CONTRE
Voir http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=25587 dont voici un extrait :
(...) Car au fond, que nous offre chaque semaine Julien Doré, sinon des parodies (de chanson) ?
Le jury de la "Nouvelle Star" a beau se pâmer devant le Gardois, se convainquant qu’il est à ce jour le meilleur candidat jamais entendu dans cette émission - ce qui est scandaleusement faux ! - Julien ne donne que dans la parodie.
Qu’est-ce d’autre que son interprétation des "Bêtises" de Sabine Paturel, sinon une parodie digne des Charlots ?
Et il en va de même pour son interprétation "décalée" de "Vanina".
Ca ne fait pas pour autant de lui un Tartuffe, tant il en faut du talent - mais aussi de l’habileté au sens Brélien du terme - pour déconstruire une chanson.
Mais ça ne fait pas de lui la synthèse - comme j’ai pu l’entendre, jeudi - de Johnny Rotten et Frank Sinatra.
Dire cela est tout aussi ridicule que grotesque.
Mais je comprends fort bien que les jurés de la "Nouvelle Star" ne puissent admettre "en direct" devant nous autres que cette édition est celle de trop.
Quand bien même Dédé nous citerait Goethe, Foucault ou Stendhal, histoire de faire diversion...
La vérité c’est que Julien est un "Charlot" plus qu’honorable, un Rinaldi "bobo", cette émission étant d’ailleurs une émission pour "bobos".
Ce qui n’est pas une insulte.
C’est juste la vérité.
Mercredi, c’est donc la finale.
En face de Julien, Tigane, un interprète timoré, originalité zéro, mais honnête, gentil quoi. Trop gentil, même.
La seule interrogation, c’est de savoir quels titres Julien va pasticher lors de cette finale.
Jusqu’où va-t-il aller ?
Va-t-il assumer son statut de "Charlot" ?
Si oui, tant mieux.
Et dans ce cas, je lui suggère d’enfoncer le clou en reprenant du Guy Marchand. (...)
Un site de la même veine laisse la place à des commentaires parfois méchants.
http://72.14.253.104/search?q=cache:2VdkxTRhY8gJ:radiolib...
Quelques exemples :
- Il est intéressant de susciter une réflexion dans ce sens là. Tout d’abord, musicalement, il faut un minimum de talent pour transcender une idée. Ce n’est pas ce chanteur exécrable (l’écoute est rien moins que pénible) qui va faire avancer ce qui est une mauvaise idée. Le principe de ce genre de show c’est de toute façon de revisiter un répertoire déjà usé. Un peu comme les enfoirés sans la bonne cause. Mais ça a toujours été le cas. Les chanteurs français yéyé ne faisaient que de mauvaises décalques de morceaux américains bien meilleurs. Tout ce que j’apprends de cette vidéo c’est que le morceau est suffisamment mal foutu pour ne pas résister à un traitement différent, et que ce type peut singer le chanteur habité sans inspirer d’autre émotion que l’agacement.
- Les gens qui regardent cette émission ne veulent pas de nouveauté. Une moche version d’une bête chanson suffit à susciter l’idée du décalage. Mais c’est de l’endogamie, on reste dans le même répertoire. C’est comme dans une soirée standard, ce qui marche c’est ce que tout le monde connait. Qui ne s’est jamais précipité au bar avec un début de nausée quand retentissent les premières notes du Conémara? Misanthropie garantie…
- Il faut pousser le concept plus loin. Renouer avec le ready-made de Duchamp. Si cet apprenti gourou à la sauvette, qui est peut-être doué (pourquoi pas ?) mais encore immature dans sa démarche, voulait se livrer à un calcul plus risqué (où est l’audace ici ?) pour flanquer un vrai coup de pied dans la fourmilière des arts lyophilisés, il devrait carrément chanter en play-back sur les morceaux originaux de la filleule à Mylène ou de la marraine à Britney. Une réappropriation totale, un hold-up conceptuel à défaut d’être esthétique.
- Dada n’a pas grand-chose à voir avec ça. Que Julien Doré, anonyme substantiel sans personnalité artistique avérée, commence par se forger une identité : le dernier disque de Paul Anka n’a d’interpellant qu’en ce qu’il est de Paul Anka. Et s’il veut jouer les dadaïstes, qu’il n’oublie surtout pas cette irréfragable ligne de conduite : laisse de côté la réflexion, Juju… surtout lorsqu’elle est si piteuse.
Vous pensez ce que vous voulez mais pour moi Julien c'est :
23:55 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Julien, Doré, nouvelle star, chanteur





Moi ça m’gave, j’préfère encore me taper l’original 2 fois d’affilée en plein milieu d’une farandole dans un mariage ( c’est dire! ). Mais bon, faites quelque-chose de décalé ( mais pas trop ) dans une émission pour grosses buses et c’est standing ovation garantie…