29.03.2008
Fitna c'est fini
Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente
Mourir pour des Idées, texte et chanson de Georges Brassens
Un communiqué de presse de l'hébergeur LiveLeak informe qu'ayant reçu des menaces contre son personnel, l'entreprise ne veut faire courir aucun risque à celui-ci.
Ce film que beaucoup, y compris le gouvernement néerlandais, trouvait moins agressif que prévu est donc censuré par mesure de sécurité. On ne peut rien reprocher à l'hébergeur qui préfère ne pas prendre de risque. On peut par contre regretter la menace qui a été formulée, preuve que la liberté d'expression n'a aucune valeur pour certains. La tolérance n'existe donc pas mais elle se retourne contre ceux qui désirent imposer leur volonté antidémocratique. Heureusement beaucoup de personnes ont pu voir le film entre jeudi soir et ce samedi.
Dans les forums la majorité trouvait qu'il n'y avait pas de quoi fouetter un chat, les images étant déjà connues.
Il vous est toujours possible de voir le film sur Dailymotion, certainement pour peu de temps. Pour YouTube, considérant qu'il faut avoir minimum 18 ans pour le visionner, il faut introduire un login et son code, ce que je ne possède pas. Tout laisse à penser qu'il est encore visible comme pour Dailymotion. J'ai aussi trouvé un site qui dispose d'un enregistrement et pas de lien, il risque moins la censure.
Par contre, il vous est loisible de voir ce dont j'avais parlé dans mon précédent article, un petit film imbécile de Wilders sur le Coran et l'autre très intellectuel dont le message m'échappe !!!
15:31 Publié dans Des gens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fitna, censure, diffusion, liveleak
28.03.2008
Fitna, le film qu'on ne voulait pas voir diffusé

Geert Wilders, 41 ans, député d'extrême droite, a tenu sa promesse (menace) de diffuser son film contre l'Islam avant la fin du mois de mars. Il a choisi un hébergeur anglais (Liveleak.com) qui après vérification du contenu du film a accepté la diffusion, ne trouvant rien d'illégal (l'hébergeur américain Network Solutions l'avait pourtant refusé au préalable).
Son parti, le PVV (Partij voor Vrijheid - Parti pour la Liberté) est la troisième force politique du pays, il surfe sur la vague islamophobe qui se propage aux Pays-Bas. Il possède 9 parlementaires sur 150.
Déjà vu ce soir à 22 H par 1,129 millions de personnes en anglais et 1,931 millions de personnes en néerlandais : FITNA THE MOVIE
Ce film aborde les poncifs habituels contre les musulmans à coup d'attentats, New York, Madrid, Londres, ... mais aussi les pendaisons, décapitation d'otage, exécution de femme adultère, ... le tout saupoudré de versets du Coran et de paroles d'Imam retirées de leur contexte pour justifier les actes commis ainsi que des propos anti juifs. Le film veut faire peur, la fin concerne les musulmans aux Pays-Bas : l'augmentation importante de leur nombre au fil des ans sur des images de femmes en burqua avec des paysages hollandais en fond. Des articles sur l'Islam contre les homosexuels, les mosquées implantées dans le pays, bref les arguments traditionnels en 16 minutes. Commençant par une caricature du prophète dont le turban est une bombe avec un compte à rebours débutant à 15 minutes, le film se termine par la fin du décompte avec une explosion (les images ne montrent que des éclairs dans le ciel).
Selon l'agence ANP, l'ensemble du gouvernement a visionné "Fitna" ce soir. Par précaution, les accès au parlement de La Haye ont été bloqués par la police dans la soirée. Quelque trois heures avant la diffusion du film, le bureau du Coordinateur national de la lutte contre le terrorisme (NCTB) avait été prévenu. Geert Wilders décline toute responsabilité en cas de violences ou de boycott des Pays-Bas. Il estime que Fitna démontre les dangers de l'islam. Wilders n'avait pas caché qu'il comparait le Coran au livre d'Hitler et qu'il désirait voir tout simplement interdit dans son pays.
L'Iran, l'Egypte et la Syrie avait déjà exprimé leur indignation à l'annonce du projet, menaçant les Pays-Bas d'un boycott économique et déplorant les « attaques gratuites ». Quant aux talibans ils avaient brandi des menaces contre les quelque 1.660 soldats néerlandais déployés en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) si ce « film insultant » était diffusé.
De nombreuses associations musulmanes néerlandaises ont déjà appelé les fidèles à ne pas répondre à cette provocation.
Le gouvernement avait tenté à plusieurs reprises, en vain, de convaincre M. Wilders de renoncer à son projet, redoutant une crise comparable à celle qu'avait provoqué la publication par la presse danoise de caricatures de Mahomet.
Voir mon article précédent sur les mesures prises à l'étranger pour protéger les intérêts néerlandais ainsi que les ressortissants tout comme les conséquences économiques d'un boycott sur les importations.
Geert Wilders vit sous protection policière depuis l'assassinat le 2 novembre 2004 du cinéaste Theo van Gogh par un islamiste radical, Mohammed Bouyeri.
L'assassin blesse Van Gogh avec une arme à feu dans un lieu public, puis l'achève en tirant de nouveau. Huit balles auront atteint le réalisateur. Le jeune homme l'égorge, le décapitant presque. Puis, il lui plante deux couteaux dans la poitrine dont l'un porte sur la garde une lettre adressée à Ayaan Hirsi Ali. Theo van Gogh avait réalisé deux mois plus tôt un court-métrage s'intitulant Submissionavec Ayaan Hirsi Ali. Cette première partie montrait des femmes passant d'une soumission totale à Dieu à un dialogue avec Lui sur un ton de défi. Elles regardaient franchement Allah et lui avouaient que si la soumission à Sa loi était source de tant de malheurs, s'Il n'intervenait pas, elles cesseraient de se soumettre. Une scène montrait une femme dénudée avec des versets du Coran reproduit sur la peau.
Le gouvernement veut éviter toutes représailles et se démarque totalement des propos de Wilders.
Propos tenus par le Premier ministre Jan Peter Balkenende ce soir à la télévision :
"Le film amalgame Islam et violence, nous rejetons cette interprétation", a déclaré M. Balkenende sur un ton solennel, en néerlandais et en anglais.
"Nous regrettons que M. Wilders ait diffusé ce film", a-t-il poursuivi. "Nous pensons qu'il n'a d'autre but que d'offenser. Mais se sentir offensé ne doit jamais être une excuse pour l'agression ou la menace", a poursuivi le dirigeant chrétien-démocrate.
"Le gouvernement est réconforté par les réactions initiales des organisations musulmanes néerlandaises", a encore déclaré M. Balkenende, assurant que les Pays-Bas "s'occuperont énergiquement de quiconque viole la loi".
00:18 Publié dans Des gens | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : fitna, geert, wilders, film, islam, pays-bas, pvv
09.03.2008
Un court métrage de 10 minutes qui terrorise l'Europe
Geert Wilders est né le 6 septembre 1963, il est président aux Pays-Bas du parti pour la liberté (PVV : partij voor de vrijheid). Son parti possède pas moins de 9 députés.
Il veut interdire le Coran aux Pays-Bas, livre qu'il juge "fasciste" dont il compare les écrits à "Mein Kampf". Pour ouvrir les yeux sur son contenu, un film islamophobe dénommé Fitna* devrait être diffusé ce mois sur le net.
Vent de panique aux Pays-Bas ainsi qu'à la Commission européenne qui prennent des mesures préventives hors du commun, on n'a pas oublié les conséquences de l'affaire des caricatures au Danemark.
L'exécutif européen a ainsi averti toutes ses délégations à l'étranger de possibles représailles. Les menaces sont réelles : Damas, Le Caire et Téhéran ont déjà évoqué d'éventuelles actions si le film était diffusé. Al-Qaïda aurait déjà mis à prix la tête de Wilders. Sarkozy a apporté on soutien au Premier ministre néerlandais. Les ambassades des Pays-Bas sont aussi sur le pied de guerre. Des communiqués de presse faisant part des distances du gouvernement avec les idées du député sont déjà imprimés. Pire, le niveau d'alerte terroriste a été relevé. Le risque d'attentat est devenu "substantiel".
Le gouvernement désire prendre toutes les distances vis-à-vis du député populiste en multipliant les déclarations. Le premier ministre a enjoint Geert Wilders à prendre toutes ses responsabilités.
La Haye ne peut, au nom de la liberté d'expression sacralisée aux Pays-Bas, interdire le film, ce qui passerait pour de la censure. "La liberté d'expression doit tenir compte des intérêts néerlandais à l'étranger et des relations sur le lieu de travail" s'inquiètent de leur côté les patrons qui ont calculé une éventuelle perte de 10 milliards d'euros aux exportateurs en cas de boycott des produits néerlandais.
* Fitna (mot arabe) : est parfois traduit par sédition, soit le fait que la communauté musulmane est fragmentée parce qu'elle a perdu le sens des proportions et de la réalité (Wikipédia).
15:07 Publié dans Des gens | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : geert, wilders, islam, mohamed, fitna



