18.05.2009
Sales porcs !

L'Egypte est le seul pays à avoir décidé l'abattage de tous les porcs afin d'éradiquer la grippe porcine, appelée après grippe mexicaine puis maintenant grippe A(H1N1), peut-être afin de ne pas froisser les mexicains (il y a eu effectivement des protestations contre ce "baptème" par ce gouvernement !!!).
Pays peuplé d'environ 80 millions d'habitants où seuls 6 à 10 % ne sont pas musulmans mais coptes (= chrétiens), beaucoup voient dans cette décision une campagne religieue anti-copte et pas du tout sanitaire. L'islam interdit la consommation du porc, dans ce pays on compte environ 250.000 cochons élevés par les chrétiens. Etant un des pays les plus atteints par la grippe aviaire, on n'y a jamais décrété l'abattage des volailles. En outre, à ce jour aucun cas avéré de grippe A(H1N1) n'a été déclaré par les autorités sanitaires locales ni l'OMS !
Si le gouvernement a décidé cette mesure radicale et discutable, c'était sans compter sur les chiffonniers (Zabbaline) de Moqattam (Sud du Caire) principalement coptes. Ces personnes très pauvres qui vivent du recyclage des déchets peuvent nourrir facilement les porcs qui leur procurent une nourriture facile. Quand on a voulu procéder à l'abattage des animaux, on a vu une véritable rébellion se produire avec de nombreux blessés et pour finir la police a du battre en retraite surtout dans ces lieux hostiles, très difficile d'accès. Pour combien de temps ?
Malgré tout l'abattage des porcs en terre egyptienne a bien lieu systématiquement. Le problème à soulever, c'est la façon dont il est fait. L'annonce de l'AFP du 29 avril dernier mentionnait : "le ministre de la santé Hatem El-Gabali après une réunion avec le président Hosni Moubarak a décidé de commencer à égorger les porcs en Egypte en faisant tourner les abattoirs à leur rythme maximum". Une vidéo nous montre comment les autorités s'y prennent et ce n'est pas à leur honneur. Il n'est pas question d'égorgement mais d'une mort par produits chimiques dans d'atroces souffrances et loin des abattoirs !
Les images qui suivent vont choquer les personnes sensibles et les amis des animaux, on y voit comment on traite les bêtes en Egypte en 2009. Pour rappel on n'a toujours pas prouvé le lien entre cet animal et la grippe qui sévit actuellement dans de nombreux pays ... mais pas en Egypte ! (d'ailleurs cette piste est écartée).
Images difficiles, surtout quand on sait que les animaux sont manipulés vivants sans pitié !
00:47 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : porc, egypte, copte, islam, grippe, a(h1n1)
04.08.2008
Eh les gars, on est au 21ème siècle !

En Arabie saoudite, la police religieuse saoudienne, la mouttawa, fait respecter les préceptes de l'islam au sens strict. Strict est le mot juste quand on voit ce que cette police interdit :
- pression sur les fleuristes pour ordonner le retrait des roses et de tous les articles de couleur rouge.
- campagne contre la Saint-Valentin qui pousserait au vice.
- interdiction de certaines coupes de cheveux, pantalons serrés, bijoux apparents et en général des tenues vestimentaires contraires à l'islam et tendant à imiter l'occident impie.
- interdiction aux cafés d'offrir toute extension des terrasses sur les trottoirs car les jeunes seraient tentés d'y passer trop de temps en bavardage.
- en 2004 les mouttawayin ont cherché à interdire sans succès les gsm à appareil photo craignant qu'ils ne deviennent instrument de séduction.
Corps de volontaires salariés de l'état, cette police de la vertu rassemble plusieurs milliers d'hommes qu'on trouve principalement dans les villes. Les mouttawayin veillent au respect de l'ordre en matière de prière, de jeûne, d'abstinence ou de stricte séparation des sexes.
Leurs faits et gestes commencent à être très voyants dans un royaume qui s'ouvre de plus en plus au monde extérieur. En mars 2002 l'opinion internationale a été horrifiée par la mort de 15 jeunes filles, mortes dans l'incendie de leur école près de La Mecque. Les "gardiens de la vertu" ont refusé que les jeunes filles sortent dévoilées de l'établissement en feu et en ont même interdit par la force l'accès aux pompiers. Les jeunes filles étaient repoussées dans les flammes car elles n'étaient pas accompagnées de leurs tuteurs mâles (père, frère, ...). Ils sont protégés par l'état, 18 mouttawayin ont été blanchis pour le tabassage à mort d'un saoudien accusé de promouvoir l'alcool. Néanmoins de plus en plus de victimes osent se rebiffer en justice pénale et gagne parfois.

La dernière trouvaille est d'interdire les chiens et les chats dans les rues de la capitale : se promener dans un parc accompagné d'un animal à quatre pattes offre un excellent prétexte pour engager la conversation avec une jeune personne du sexe opposé. La vente de ces animaux est maintenant interdite à Riyad. Toute personne se promenant en rue avec un chien se le fera confisquer. Le patron de la police des moeurs, Othman al-Othman s'en explique dans les colonnes du journal national Al-Hayat : "la croissance du phénomène des hommes utilisant des chats et des chiens pour aborder les femmes et harceler les familles (sic) et la violation de ce qu'est un comportement correct dans les parcs publics et centres commerciaux doit cesser".
Quand l'animal est confisqué, le maître doit s'engager par écrit à ne plus recommencer car la fois suivante il sera dénoncé aux autorités.
En pratique il est rare de voir les chiens promenés en laisse dans Riyad. Avoir un animal de compagnie n'est pas bien vu, c'est compris comme une mode venant de l'occident. Le chien est considéré comme sale et dangereux dans le monde arabe, il ne doit servir qu'à la chasse ou pour monter la garde.
Par contre la réaction aux chats est étonnante car ils ne sont pas méprisés par l'islam. Un proche du Prophète se déplaçait toujours accompagné d'un chaton et le Prophète a laissé un chat boire l'eau de ses ablutions avant la prière et avait promis l'enfer à une femme qui maltraitait un félin.
Allez, le ridicule ne tue pas ... toujours.

01:12 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arabie, saoudite, mouttawa, mouttawayin, islam
28.03.2008
Fitna, le film qu'on ne voulait pas voir diffusé

Geert Wilders, 41 ans, député d'extrême droite, a tenu sa promesse (menace) de diffuser son film contre l'Islam avant la fin du mois de mars. Il a choisi un hébergeur anglais (Liveleak.com) qui après vérification du contenu du film a accepté la diffusion, ne trouvant rien d'illégal (l'hébergeur américain Network Solutions l'avait pourtant refusé au préalable).
Son parti, le PVV (Partij voor Vrijheid - Parti pour la Liberté) est la troisième force politique du pays, il surfe sur la vague islamophobe qui se propage aux Pays-Bas. Il possède 9 parlementaires sur 150.
Déjà vu ce soir à 22 H par 1,129 millions de personnes en anglais et 1,931 millions de personnes en néerlandais : FITNA THE MOVIE
Ce film aborde les poncifs habituels contre les musulmans à coup d'attentats, New York, Madrid, Londres, ... mais aussi les pendaisons, décapitation d'otage, exécution de femme adultère, ... le tout saupoudré de versets du Coran et de paroles d'Imam retirées de leur contexte pour justifier les actes commis ainsi que des propos anti juifs. Le film veut faire peur, la fin concerne les musulmans aux Pays-Bas : l'augmentation importante de leur nombre au fil des ans sur des images de femmes en burqua avec des paysages hollandais en fond. Des articles sur l'Islam contre les homosexuels, les mosquées implantées dans le pays, bref les arguments traditionnels en 16 minutes. Commençant par une caricature du prophète dont le turban est une bombe avec un compte à rebours débutant à 15 minutes, le film se termine par la fin du décompte avec une explosion (les images ne montrent que des éclairs dans le ciel).
Selon l'agence ANP, l'ensemble du gouvernement a visionné "Fitna" ce soir. Par précaution, les accès au parlement de La Haye ont été bloqués par la police dans la soirée. Quelque trois heures avant la diffusion du film, le bureau du Coordinateur national de la lutte contre le terrorisme (NCTB) avait été prévenu. Geert Wilders décline toute responsabilité en cas de violences ou de boycott des Pays-Bas. Il estime que Fitna démontre les dangers de l'islam. Wilders n'avait pas caché qu'il comparait le Coran au livre d'Hitler et qu'il désirait voir tout simplement interdit dans son pays.
L'Iran, l'Egypte et la Syrie avait déjà exprimé leur indignation à l'annonce du projet, menaçant les Pays-Bas d'un boycott économique et déplorant les « attaques gratuites ». Quant aux talibans ils avaient brandi des menaces contre les quelque 1.660 soldats néerlandais déployés en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) si ce « film insultant » était diffusé.
De nombreuses associations musulmanes néerlandaises ont déjà appelé les fidèles à ne pas répondre à cette provocation.
Le gouvernement avait tenté à plusieurs reprises, en vain, de convaincre M. Wilders de renoncer à son projet, redoutant une crise comparable à celle qu'avait provoqué la publication par la presse danoise de caricatures de Mahomet.
Voir mon article précédent sur les mesures prises à l'étranger pour protéger les intérêts néerlandais ainsi que les ressortissants tout comme les conséquences économiques d'un boycott sur les importations.
Geert Wilders vit sous protection policière depuis l'assassinat le 2 novembre 2004 du cinéaste Theo van Gogh par un islamiste radical, Mohammed Bouyeri.
L'assassin blesse Van Gogh avec une arme à feu dans un lieu public, puis l'achève en tirant de nouveau. Huit balles auront atteint le réalisateur. Le jeune homme l'égorge, le décapitant presque. Puis, il lui plante deux couteaux dans la poitrine dont l'un porte sur la garde une lettre adressée à Ayaan Hirsi Ali. Theo van Gogh avait réalisé deux mois plus tôt un court-métrage s'intitulant Submissionavec Ayaan Hirsi Ali. Cette première partie montrait des femmes passant d'une soumission totale à Dieu à un dialogue avec Lui sur un ton de défi. Elles regardaient franchement Allah et lui avouaient que si la soumission à Sa loi était source de tant de malheurs, s'Il n'intervenait pas, elles cesseraient de se soumettre. Une scène montrait une femme dénudée avec des versets du Coran reproduit sur la peau.
Le gouvernement veut éviter toutes représailles et se démarque totalement des propos de Wilders.
Propos tenus par le Premier ministre Jan Peter Balkenende ce soir à la télévision :
"Le film amalgame Islam et violence, nous rejetons cette interprétation", a déclaré M. Balkenende sur un ton solennel, en néerlandais et en anglais.
"Nous regrettons que M. Wilders ait diffusé ce film", a-t-il poursuivi. "Nous pensons qu'il n'a d'autre but que d'offenser. Mais se sentir offensé ne doit jamais être une excuse pour l'agression ou la menace", a poursuivi le dirigeant chrétien-démocrate.
"Le gouvernement est réconforté par les réactions initiales des organisations musulmanes néerlandaises", a encore déclaré M. Balkenende, assurant que les Pays-Bas "s'occuperont énergiquement de quiconque viole la loi".
00:18 Publié dans Des gens | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : fitna, geert, wilders, film, islam, pays-bas, pvv
09.03.2008
Un court métrage de 10 minutes qui terrorise l'Europe
Geert Wilders est né le 6 septembre 1963, il est président aux Pays-Bas du parti pour la liberté (PVV : partij voor de vrijheid). Son parti possède pas moins de 9 députés.
Il veut interdire le Coran aux Pays-Bas, livre qu'il juge "fasciste" dont il compare les écrits à "Mein Kampf". Pour ouvrir les yeux sur son contenu, un film islamophobe dénommé Fitna* devrait être diffusé ce mois sur le net.
Vent de panique aux Pays-Bas ainsi qu'à la Commission européenne qui prennent des mesures préventives hors du commun, on n'a pas oublié les conséquences de l'affaire des caricatures au Danemark.
L'exécutif européen a ainsi averti toutes ses délégations à l'étranger de possibles représailles. Les menaces sont réelles : Damas, Le Caire et Téhéran ont déjà évoqué d'éventuelles actions si le film était diffusé. Al-Qaïda aurait déjà mis à prix la tête de Wilders. Sarkozy a apporté on soutien au Premier ministre néerlandais. Les ambassades des Pays-Bas sont aussi sur le pied de guerre. Des communiqués de presse faisant part des distances du gouvernement avec les idées du député sont déjà imprimés. Pire, le niveau d'alerte terroriste a été relevé. Le risque d'attentat est devenu "substantiel".
Le gouvernement désire prendre toutes les distances vis-à-vis du député populiste en multipliant les déclarations. Le premier ministre a enjoint Geert Wilders à prendre toutes ses responsabilités.
La Haye ne peut, au nom de la liberté d'expression sacralisée aux Pays-Bas, interdire le film, ce qui passerait pour de la censure. "La liberté d'expression doit tenir compte des intérêts néerlandais à l'étranger et des relations sur le lieu de travail" s'inquiètent de leur côté les patrons qui ont calculé une éventuelle perte de 10 milliards d'euros aux exportateurs en cas de boycott des produits néerlandais.
* Fitna (mot arabe) : est parfois traduit par sédition, soit le fait que la communauté musulmane est fragmentée parce qu'elle a perdu le sens des proportions et de la réalité (Wikipédia).
15:07 Publié dans Des gens | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : geert, wilders, islam, mohamed, fitna




