14.04.2008
Les "Opération Monique"
Cela fait déjà quelques années que cette dynamique jeune femme organise des opérations afin de soigner des ânes. Émue par le triste sort d'un âne maltraité qu'elle avait rencontré au hasard d'une promenade en vacances en Tunisie, elle avait financé les soins sur place et avait même continuer à payer le vétérinaire après son retour en Belgique, sa terre natale.
L'animal étant malheureusement décédé quelques temps après, elle décida de continuer son aide, sachant que cette bête ne devait pas être seule dans ce cas.
Via le net, un vétérinaire de Kélibia (Cap Bon en Tunisie) dénommé Adib Samoud, lui a proposé sa collaboration.
Très vite la première "Opération Monique" voit le jour. C'est là, à Kélibia, qu'elle s'aperçoit de l'étendue des besoins de ces paysans qui utilise l'âne (mule et mulet) pour les travaux agricoles. Plus tard elle découvre le village de Beni Rietel qui dépend exclusivement des ânes pour l'arrivée de l'eau dans les demeures (pas d'eau courante).
Au fur et à mesure des opérations, Monique reçoit des aides via des firmes pharmaceutiques car les médicaments périmés depuis moins de 6 mois ne sont plus vendables mais toujours actifs. D'autres personnes l'ont aidé financièrement.

Un premier bilan fait état de plusieurs centaines d'ânes soignés. A ce niveau il n'y a pas qu'une action préventive concrétisée par la vaccination et la vermifugation qui existe. Au fur et à mesure des visites de ferme elle trouve des ânes blessés ou malade qui sont bien sûr soignés avec la médication ad hoc.

Très vite aussi Monique avait remarqué les blessures identiques chez beaucoup d'animaux à causes des cordages utilisés. L'essai de boudins synthétiques autour de la corde a été une amélioration véritable pour la protection de la peau jusqu'à ce qu'elle trouve des licols adaptés au rapport qualité/prix très intéressant. Maintenant si vous croisez dans la région de Kélibia un âne avec un licol rouge, c'est qu'il a bénéficié d'une "Opération Monique" !
Au début du mois de juin prochain, Monique repart à Kélibia pour une nouvelle action.
Petit à petit les paysans de la région entendent parler de ces actions et la nouvelle de l'arrivée de cette amie des animaux se répend maintenant très vite. Elle ne sait pas toujours répondre aux attentes des propriétaires qui se présentent spontanément à elle afin de voir leurs bêtes soignées.
N'est pas Brigitte Bardot qui veut, Monique consacre ses congés aux ânes mais le nerf de la guerre c'est ... l'argent pour financer les achats de licols, les prestations du vétérinaire et des médicaments car les laboratoires locaux ne fournissent pas souvent des produits.
Si vous voulez l'aider parce que vous aimez les ânes :
1) vous pouvez voir les photos de plusieurs opérations ici
2) mieux découvrir les opérations par les textes de Monique, sur son site
3) par sympathie lui laisser un message d'encouragement sur son site ou ici en commentaire que je lui adresserai
4) lui fournir des médicaments dont vous trouverez les noms sur son site
Ces opérations ont été reconnues par le fameux site "Bourrico and Co" et plusieurs journaux ont décrit son action.

Soyez sympa, un petit message à Monique ne coûte rien !
Bon courage pour ta prochaine opération, Monique !
Ici à Londres, les pigeons l'aiment bien aussi.
20:23 Publié dans Opération Monique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : âne, kélibia, monique, soin, opération
09.09.2007
L'Eté des ânes 2007



00:40 Publié dans Des animaux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ceva, vermequine, vermifuge, âne, été, kélibia, tunisie
26.06.2007
Tunisie, ton français fiche le camp !
Comme touriste occidental, j'ai constaté à Kélibia une méconnaissance du français de la part des jeunes et de certaines classes de la société. Volonté d'oublier les attaches du colonianisme ? de prendre ses distances avec l'Europe ? La visite du net ne semble pas démentir mes premières impressions. Il ne faut pas comparer Kélibia à TOUTE la Tunisie, il y a des francophones de qualité internationale mais les entités comme Kélibia sont légions et les touristes ne sont pas tous français !
Extrait du site internet du gouvernement français : (...) Dans trois pays du Maghreb, au Maroc, en Algérie et en Tunisie, un constat commun a été fait : un déficit croissant d’enseignants compétents en français. Une réunion régionale pour le français au Maghreb s’est tenue à Rabat en décembre 2005. Sur la base d’une analyse partagée, les besoins et les actions à engager ont été définis avec les autorités éducatives et les acteurs du terrain, pour rénover l’enseignement du français mais aussi en français. Le Ministère des Affaires étrangères lance une initiative ambitieuse, pluriannuelle et partenariale pour la formation initiale et continue des maîtres et des enseignants de la région (...).
Un site touristique concernant la langue du pays : S’ils entendent le français régulièrement à la télévision et dans les chansons, les enfants des familles parlant arabe manquent de confiance en eux et d’exactitude dans leur français, et pourront réellement profiter de votre aide. Par votre enthousiasme, votre créativité, et l’expérience que vous apportez, vous encouragerez et aiderez les étudiants, tout en appuyant les professeurs (...).
Rapport du Haut Conseil de la Francophonie en 1994 (évolution entre 1984 et 1994) :
Il a diminué de 14 points au Maghreb où le nombre d'élèves et étudiants de français a beaucoup moins progressé (+ 1,137 million) que la population scolaire (+ 4,5 millions). Tels sont sans doute les effets conjugués de l'arabisation de l'enseignement et du développement de la scolarisation.
En pratique celà abouti à quoi ?
20:10 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, français, kélibia, colonialisme, méconnaissance, enseignement, arabe
24.06.2007
Qui a t-il de semblable entre Kélibia et Bruxelles ? : les rapaces
Pendant qu'Adib soignait une buse variable dans son cabinet, un faucon pèlerin couvait ses oeufs en plein centre ville à Bruxelles, qui allait voir à Pâques 3 petits habitants de plus parmi une population déjà cosmopolite. Dans les deux cas, ces animaux sont respectés, c'est rassurant : Kélibia-Bruxelles : même amour de ces nobles volatiles !
KELIBIA
Adib a trouvé une buse variable déposée devant la porte de son cabinet. L'oiseau était blessé, il l'a soigné et l'a gardé jusqu'à complet rétablissement.
Un ami fauconnier a vérifié si la buse avait encore les réflexes et l'attitude pour voler à nouveau. Comme c'était le cas, la bête a été discrètement relachée.
Il ne faut pas oublier qu'étant un animal protégé, une forte amende pénalise une personne qui en détient en captivité. La buse est un oiseau très recherché par certains riches hommes d'affaires du golfe afin de l'utiliser pour la chasse.
Gavage avant l'envol
Caractéristiques
Nom scientifique : BUTEO BUTEO
Envergure pour les deux sexes : 113 à 128 cm, sa longévité peut atteindre 25 ans. C'est un migrateur. L'adjectif "variable" provient de son plumage aux couleurs très variables. Les sujets plus âgés sont beaucoup plus foncés. La femelle est un peu plus grande que le mâle.
La buse piaule.
Elle est sédentaire et très territoriale. La population est assez constante.
Bruxelles
C'est en 2004 que le faucon pèlerin a été vu dans le ciel de la capitale belge pour la première fois. Depuis, un couple revient nicher dans une tour de la cathédrale. Si le mâle est toujours le même, on a constaté l'existance de deux femelles différentes. L'année passée il y a eu deux petits dont un est mort. Cette fois sur 4 oeufs un seul n'a pas été
fécondé et entre le 9 et le 11 avril, 2 mâles et une femelle ont montré leur bec et auraient toute chance de survivre d'après les spécialistes. La présence des rapaces a créé un engouement parmi la population. Si des ornithologues ont investi la place avec des longues vues afin de ne rien perdre du comportement des oiseaux, le musée d'histoire naturelle de Bruxelles qui est très actif dans ses expositions temporaires est également présent en force : une société prête un container habitable pendant 2 mois, ce qui a permis d'installer un dispositif électronique qui permet une liaison caméra vers écran TV à libre disposition du public. Déjà l'année passée on a pu vivre l'évolution des jeunes jusqu'à leur envol 24H sur 24. Hasard du calendrier ou décision, le bâtiment de bureau en face de la tour a vu toutes ses vitres nettoyées. Il faut dire que le spectacle est attrayant pour le public et nos amis pèlerins ne sont pas aphones. Seuls les pigeons n'apprécient pas, ce sont eux qui constituent le garde- manger du couple géniteur et maintenant les 3 petits deviennent voraces : il n'est pas rare de voir une aile de pigeon tomber des 50 mètres qui sépare le nid du sol. Cela explique peut être leur présence en plein centre ville : les pigeons sont légion et le faucon en est friant.
Fin du mois de mai, les jeunes devraient commencer à voler et d'après une ornithologue que j'ai interrogée, ils devraient rester dans la grande région bruxelloise vu la nourriture abondante mais le nid sera abandonné jusqu'à, peut-être l'année prochaine.
Nom scientifique : FALCO PEREGRIMS
Envergure du mâle : 89 à 100 cm, femelle : de 104 à 113 cm. Nette différence entre les sexes. Sédentaire en France et pays limitrophes mais ailleurs : migrateur vers le sud européen. Ne fait pas de nid. Age maximum : 25 ans en captivité (record) et moyenne de 13 ans dans la nature. Oiseau plutôt solitaire. Grand chasseur d'oiseau (jusqu'à 2 kilos). Possibilité de le rencontrer en milieu urbain car chasse les pigeons.
Pas de nom spécifique pour son cri qui varie d'après les circonstances "ka yak ka yak" mais en cas d'alerte "kek kek kek".
Oiseau protégé. Revient quantitativement depuis 1990 car si il est chassé malgré l'interdiction et victime malheureuse des pesticides, ces derniers sont de plus en plus souvent interdits dans des zones de plus en plus larges. Plutôt solitaire. Réputé pour être l'oiseau le plus rapide au monde dans ses piqués pour atteindre sa proie, domestiqué dans le cadre de la fauconnerie. On estime la population actuelle à 650 couples en France.
J'ai montré à Delphine, vétérinaire du Pas-de-Calais, lors de sa visite à Bruxelles et Monique, une collègue de travail instigatrice de l'Opération Monique, la Cathédrale Saints Gudule et Michel où le couple s'est installé. Des ornithologues ont mis à disposition du public des longues vue afin de repérer l'un ou l'autre adulte qui se repose sur une sculpture de l'édifice. Il y a également 2 écrans de télévision où on peut voir ce qui se passe dans le nid en temps réel. Voici ce qu'on peut voir à la longue vue :
lien très intéressant sur les faucons à Bruxelles : http://www.kbinirsnb.be/falcoperegrinus/
Ce qu'on peut voir sur les écrans :

A part les images vidéos, toutes les photos des faucons ont été réalisées par Emilie VANDERHULST. Je remercie Madame Marie-Odile BEUDELS et "FAUCONS POUR TOUS, IRScNB-KBIN,COWB" qui autorise la diffusion publique des éléments de leur site.
Pour terminer, une magnifique photo :

Ce post a été publié , dans un premier temps, dans le blog "Opération Monique" début du mois de mai. Que s'est-il passé depuis ?
Les trois jeunes oiseaux ont survécus . Ils ont bien pris leur envol à la fin du mois de mai et font la joie des bruxellois par leurs acrobaties aériennes. Ils s'éloignent de plus en plus loin de la cathédrale et pourchassent les autres volatiles (principalement les pigeons) parfois avec maladresse. Je ne peux que vous encourager à lire le blog pationnant les concernants. Cliquez ici.
Très récemment, la femelle s'est cognée à la facade d'une tour vitrée située à +/- 400 mètres du nid commun. Elle a été recueillie par une patrouille de la police ameutée par les passants (vivante par miracle, vu sa chute et le non passage de véhicules). Elle a été prise en charge par la ligue royale belge pour la protection des oiseaux. Un vétérinaire n'a diagnostiqué qu'une méchante fracture du bec. Néanmoins on a constaté l'existance de trichomoniase (des parasites qui affectent les pigeons, met préféré de nos rapaces). Il ne faut pas oublier que cet oiseau avait déjà été recueilli quelques jours avant car il s'était retrouvé au sol, au pied de la cathédrale. O avait alors constaté que ses plumes n'étaient pas assez développées pour lui permettre un vol sécurisé.
Avant de reprendre son envol, l'animal passera sa convalescence au Centre de revalidation pour oiseaux handicapés d'Anderlecht (une commune de Bruxelles). Il faut espérer que l'oiseau ne prendra pas goût à être nourri par la main de l'homme. Chez Adib la buse n'y est restée que quelques jours, ici ce sera plus long.
Dernière nouvelle très triste : la petite femelle n'a pas accepté la captivité et est partie vers d'autres cieux. Il ne faut pas oublier que le quartier est rempli de bureaux, donc des personnes qui sont présentes en journée et qui se sont passionnés pour ces oiseaux. Dans un premier temps via les écrans TV pendant la pause du midi puis en les voyant dans le ciel. Il y a eu également tout le groupe d'ornithologues qui les ont suivi minute par minute. S'il y a eu les autres années des décès, celà n'avait jamais eu lieu aussi tard, les oiseaux sont trop connus. C'est la raison pour laquelle cette mort attriste beaucoup de gens dans une ville toujours avide de la nature qui lui manque tant.
22:55 Publié dans Des animaux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kelibia, bruxelles, rapace, buse variable, faucon pelerin, tunisie, oiseau protégé
Vers quel saint les ânes peuvent-ils se tourner ?
Les ânes du Cotentin ont Saint Lô, ceux de Normandie ont Saint
Wandrille, Saint Jean d'Angély s'occupe des ânes du Poitou, les
provencaux appelle Saint Tropez, l'âne pyrénéen prie Saint
Bertrand de Comminges et le bourbonnais est pris en charge par
Saint Pourçain. Les tunisiens ont Saint Adib :-)
Et les autres, les sans race et les étrangers ? Il existe un
"patron" pour tous les ânes :
Saint Aureil, disciple de Saint François d'Assise.
Mettez une statue du Saint dans l'écurie, elle protègera nos amis
du choléra, les coliques, la gale, le tétanos, la teigne, la fièvre
aphteuse, j'en passe et des meilleurs !
22:46 Publié dans Opération Monique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : operation, monique, âne, kelibia, saint aureil, photo
Il ne faut pas confondre l'albinisme et le pelage blanc
22:35 Publié dans Opération Monique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : albinos, albinisme, âne, kelibia, operation, monique, mélanine
La fête du Mouled dans les pays musulmans et bien sûr à Kélibia (Tunisie)
Lors de l'opération 3 j'ai connu le Ramadan. Cette fois-ci, a eu lieu une fête religieuse qui se nomme le Mouled. Elle est organisée à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed. Elle voit de nombreuses manifestations religieuses. Pour moi, européen, j'en retiens l'aspect profane qui est une tradition culinaire : l'assida (en outre par exemple en Egypte cette fête est pour les enfants, il y a partout des jeux pour eux). Mais restons en Tunisie : Il y a encore des familles qui consomment l'assida traditionnelle et ancestrale : on délaye de la semoule dans beaucoup d'eau en la laissant épaissir à petit feu. Elle se consomme avec du miel, de l'huile d'olive ou encore saupoudrée de sucre. Elle est même servie en dehors du Mouled, surtout au petit déjeuner. Depuis la période ottomane, une assida différente a vu le jour. C'est celle-ci qui est actuellement la plus répandue. Comment la prépare t-on ? Au lieu d'utiliser une pâte de semoule, on lui préfère une crème et une pâte de pin (ce dernier est connu sous le nom de zgougou). Au début on utilisait la pâte de noisettes (boufrioua). Dans le monde moderne l'industrie la fabrique en série mais dans de très nombreuses familles, elle est toujours préparée par la maîtresse de maison. On obtient une pâte de graines de pin après avoir moulu et tamisé ces derniers et on recouvre cette première pâte de couleur brune par une crème au lait et aux oeufs (qui est jaune). Mais ce n'est pas tout : on va décorer la surface du plat par des fruits secs entiers ou pilés agrémenté au choix de la cuisinière d'une décoration faite de dragées et de billes argentées alimentaires. Chaque décoration est tout compte fait unique.

Malheureusement avec le mode de vie actuelle, la femme travaillant à l'extérieur et l'évolution des familles, le commerce propose ce plat tout fait. La coutume d'offrir l'assida à toute la famille et aux voisins (avec échange de sa propre préparation décorée) diminue dans les villes. Heureusement à Kélibia cette façon de faire est encore bien présente et la maman d'Adib a préparé beaucoup de coupes pour les offrir.
Il y a encore des croyants qui préfèrent consommer après la prière et la veillée du Mouled, la traditionnelle assida à la semoule. Cette fête s'accompagne encore d'une grande ferveur et phénomène actuel, les échanges de SMS connaissent des sommets à l'occasion du Mouled. De plus on assiste au retour du port de l'habit traditionnel.
Encore un détail avant de terminer : consommée en quantité raisonnable, l'assida c'est très bon !
J'ai trouvé deux recettes un peu différente sur internet, peut-être avez-vous la votre, n'hésitez pas à la faire partager aux visiteurs.
Acidit iz-zgougou (Acida aux pignons de pin) = sur base d'une famille qui va en consommer (ou offrir) un kilo.
1ère version :
Pignons de pin d'Alep : 1.000 g
Crème de géranium : 1 litre
Farine tamisée : 750 g
Eau : 2 litres
Sucre en poudre : 500 g
Garniture au choix
2ème version
Pignons de pin d'Alep : 1 kg
Farine : 750 g
Lait concentré : 1 boîte
Sucre en poudre : 250 g
Eau : 2 litres
Pour la "crème patissière" :
1 litre de lait
4 jaunes d'oeufs
200 g de sucre semoule
4 cuillères à soupe pleine d'amidon
2 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger
MODE D'EMPLOI :
Sur le marché on trouve 2 sortes de pignon (zgougou) : en vrac et moulu. Si vous achetez du zgougou moulu vous vous débarrasserez de la moitié du travail.
Le zgougou en vrac doit être lavé à grande eau plusieurs fois pour le débarrasser des déchets, petits cailloux et autres saletés qu'il peut contenir. Laissez le séchez au soleil pendant toute une journée puis faites un dernier contrôle pour vérifier qu'il est totalement sans déchet.
La veille du Mouled, faites le tremper dans de l'eau pendant au moins une heure puis commencez à le broyez avec un moulin à viande.
Délayez la pâte obtenue ou le zgougou déjà moulu que vous avez acheté dans 2 litres d'eau. Passez le mélange obtenu au tamis très fin. Pressez bien pour obtenir le maximum de jus et éliminez tout ce qui ne passe pas.
Versez la farine dans le jus collecté, mélangez bien et passez le tout encore une fois au tamis fin.
Mettez dans une grande marmite et portez à feu doux en tournant continuellement avec une spatule.
Dès que l'assida commence à s'épaissir, ajoutez le lait concentré et continuez à tourner. En fin de cuisson, gouttez et ajoutez selon vos préférences le sucre en poudre, l'assida deviendra plus foncé lorsqu'on ajoute le sucre à la fin. Elle est prête lorsqu'elle est épaisse et onctueuse. Retirez du feu et répartissez dans des bols.
Laissez refroidir et préparez la crème pâtissière. Faites bouillir le lait, battez les jaunes d'oeufs et le sucre. Ajoutez l'amidon et mélangez bien. Versez le lait sur ce mélange et portez au feu sans arrêter de tourner.
Dès que la crème commence à bouillir, ajoutez l'eau de géranium et arrêtez de tourner. Rien ne vous empêche d'utiliser les sachets de crème pâtissière en poudre, leur qualité est très bonne.
Nappez l'assida avec cette crème et laissez refroidir.
Pour la décoration, faites marcher votre imagination et utilisez fruits secs en poudre ou entier, dragées, noisettes ou perles alimentaires avec vos motifs.
Bon appetit et joyeux Mouled !
(source : www.nawarat.net)
L'aide de Sarrah est toujours la bienvenue !
Le plus gros est fait !
Les commerçants pensent à vous, Mesdames !
08:45 Publié dans Opération Monique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mouled, assida, zgougou, boufrioua, kelibia, fête musulmane, tunisie
Pourquoi les ânes se roulent par terre ?
Dans une prairie, on voit parfois des endroits un peu plus creux et sans herbe : c'est là que l'âne a décidé un jour de se rouler et comme il ne changera pas de place (il est têtu) le sol garde des traces de ce comportement.
Si le cheval se roule en fin de journée après avoir été dessellé, c'est qu'il ne sait pas faire autrement pour se gratter le dos. Pour l'âne et bien on ne sait pas trop pourquoi car son comportement est très complexe : déjà on sait que ce n'est pas à cause des parasites : des ânes propres ont la même habitude. Il choisi un emplacement qui ne changera plus, cette zone est appelée baignoire ou bassine. L'endroit se situe souvent au beau milieu d'un chemin fréquenté, toujours sec jamais boueux et jamais dur comme le bitume d'une route ou du béton.
Arrivé à sa baignoire, l'âne commence à renifler le sol en soufflant fortement et après il gratte longuement la terre avec un membre antérieur afin d'obtenir un nuage de poussière. Quand il se roule il arrive qu'on entende des petits cris certainement de satisfaction.
La seule solution pour éviter que l'âne ne se roule quand vous êtes dessus ou qu'il a une charge, c'est de constater qu'il commence à flairer le sol ou le gratter : il faut redresser sa tête.
Cet instinct qui semble important pour le bien-être de l'âne, même s'il reste inexpliqué, est encore plus déroutant quand on constate le comportement suivant dans une pâture où se trouvent plusieurs ânes : quand une bête commence à se rouler, souvent les autres vont la rejoindre à la baignoire et attendre leur tour pour accomplir le même acte. Quand la pâture est très peuplée, on trouve plusieurs zones pour s'y rouler.
Ah, si l'âne avait la parole, on comprendrait mieux !
Source : article de Claude Lux dans "Les Cahiers de l¨Ane" n° 20.
Etonnant : les ânes se relèvent toujours de cette façon :
03:55 Publié dans Des animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ane, baignoire, operation, monique, kelibia, omportement, instinct
24.05.2007
Connaissance des ânes
Un peu de vocabulaire pour commencer :
MULET : Hybride mâle d'un âne et d'une jument, une femelle est appelé mule. Cet animal est stérile et ne peut donc se reproduire. Il va cumuler et améliorer les qualités respectives de ses deux géniteurs : robustesse de l'âne et force et taille du cheval.
BARDOT (ou BARDEAU) : Hybride mâle produit par l'accouplement d'un cheval et d'une ânesse. Une femelle est appelée bardote. Il n'a pas profité des avantages respectifs de ses géniteurs. Sa fécondation est souvent accidentelle et non de la volonté des éleveurs.
Bourricot : petit âne.
Bourrique : de l'espagnol borrico : âne ou ânesse.
Baudet : âne en général.
Asinien : propre à l'âne
Asinerie : lieu d'élevage des ânes
On ne peut pas vraiment organiser un recensement, mais on estime le nombre d'ânes à 11 millions en Chine, moins de 10.000 au Ghana, 1,5 million en Inde, 5,1 millions en Ethiopie, 340.000 en Algérie et 25.000 en France. Pour la Tunisie aucun chiffre n'est estimé.
Ce qui est certain c'est que l'âne disparaît petit à petit en Tunisie : l'installation de l'eau courante dans un village reculé fait que l'animal devient inutile, l'achat de matériel agricole également. Il y a beaucoup moins de femelles et donc de naissances.
D'un niveau économique il est évident qu'un propriétaire va sacrifier l'âne malade si le coût d'intervention du vétérinaire dépasse le prix de revente de l'animal au marché. Heureusement, il y a des exceptions car vu la durée moyenne de vie d'un âne qui dépasse facilement 40 ans, le maître s'y attache et il n'est pas rare qu'il dépense beaucoup d'argent pour le faire soigner car affectivement il tient à lui.
FOLKLORE
Entre avril et la Toussaint, dans le parc boisé de la Barbette (Saint Martin de Ré), les ânes en culotte de l'île de Ré amusent les petits comme les grands. Il s'agit d'une tradition très ancienne : dans cette contrée de marais salants où abondent mouches et moustiques, les habitants avaient pris l'habitude de protéger les bêtes des piqûres d'insectes par des pantallons à bretelles confectionnés dans des tissus rayés ou à carreaux.


23:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : âne, photos, tunisie, kelibia, ile de ré



















