10.09.2009

8 ANS DEJA !

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8 ans déjà, pour moi c'était hier. Recherche éperdue sur le net au bureau pour trouver des images. Sans savoir que les twins étaient déjà tombées et qu'il n'y avaient plus de webcams. Oui, il y avait ces rectangles noirs à la place : le néant. La fin d'après-midi, la soirée, la nuit scotché devant la télévision à revoir les mêmes images en boucle. Beaucoup de gens vont encore pleurer, se souvenir des proches disparus, se souvenir de leur vécu. Ces bruits sourds des gens qui s'écrasent, la multitude des sirènes des véhicules de secours. Ces gens qui vont mourir en quelques secondes en direct sur les écrans du monde entier. Cette fumée, ces cendres blanches. Une journée où les cloches du souvenir vont sonner, où les noms des victimes vont être récités pendant un temps si longs, si triste. Les enfants des victimes qui vont citer le nom de leur papa, leur maman deviennent des adultes déjà mais ne pourront réprimer leurs sanglots. Oui on sait tous ce qu'on faisait au moment des attentats.
8 ans après, pas de récupération. A part un connard qui s'appelle Bigard et qui reprend la thèse du complot comme un spectacle humoristique, l'imbécile. On s'en rappelle à la télévision, on voit maintenat ces visages, tous regardant le ciel, les tours, en fait, en train de brûler. Incrédulité, inquiétude, angoisse. Puis les chutes, les morts, la fin. Oh que oui depuis ce jour plus rien n'aura été comme avant.
Les américains s'enlisent en Afghanistan, la construction des nouvelles tours prend du retard avec la crise mondiale, on parle maintenant d'une finalité en 2013. La liste des victimes indirectes s'alonge avec les complications pulmonaires causées par les particules de poussières toxiques. L'amérique toujours unie, le crétin président parti, remplacé par une bouffée d'honnêteté.
La journée sera triste. Jack sera triste comme des milliers d'autres. Et dire que certains oublient déjà l'année où ça s'est passé. Ne jamais oublier ! Jamais, les tours sacrifiées, c'est le monde libre qu'on visait. Nous !

13.09.2007

6eme anniversaire du 11 septembre 2001

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Il a plu sur NYC ce 11 septembre, jour du 6ème anniversaire des attentats. Ce n'est plus un déluge de feu et de débris qui est tombé mais aujourd'hui des averses très fortes avec parfois de brèves acalmies. Il est réconfortant de voir autant de soldats du feu du monde entier présents. Très forte délégation de pompiers du Canada (logique en tant que pays limitrophe) mais aussi d'allemands et d'anglais. Cette année il n'y a heureusement pas cet aspect "festif" du 5ème anniversaire. Il est vrai que ce qu'on commençait à évoquer a fait place à des faits concrets : il y a de plus en plus de victimes de la "toux de Manhattan", les poussières que les sauveteurs ont respiré de nombreux jours étaient toxiques et ils commencent à payer le prix fort. On réclame des indemnisations. Et puis il y a cette guerre en Irak qui n'en fini pas de ramener des cercueils au pays. Deux thèmes privilégiés si on peut dire. Il y a toujours une immense tristesse palpable auprès des familles des victimes et du public pendant cette longue récitation des noms des presques 3.000 victimes de NYC. A la fin de chaque groupe de noms, le récitant cite le membre de sa famille et lui déclare son amour éternel. La plaie est loin d'être fermée. C'est d'une grande tristesse. Tension aussi entre les forces de l'ordre et des jeunes qui désirent voir l'enquête sur les attentats réouverte. On explique toujours pas officiellement la chute de la tour WTC 7 qui, a priori, n'a pas été touchée par les twins tower et qui s'est néanmoins effondrée comme un chateau de cartes en quelques secondes. Il y a beaucoup d'autres points d'interrogations sur ce fameux 11 septembre 2001 mais c'est une autre histoire.

Ce soir, la ville voit à nouveau les faisceaux bleus à environ 500 mètres de l'emplacement des twins towers (travaux obligent). Vers minuit je suis étonné de voir encore autant de monde à Ground Zero mais je ne pense pas que ce soient des touristes à part les pompiers des autres pays qui déambulent encore autour du lieu.  C'est une situation irréelle, beaucoup de personnes s'enlacent et un grand nombre de personnes sanglotent. Peu de personnes parlent à part quelques bonzes qui prient avec quelques quidams qui se sont joints à eux, on chuchote plutôt,les travaux sont arrêtés. On entend le silence mais ceux qui étaient là il y a 6 ans entendent encore les centaines de sirènes des secouristes débordés, les cris de peur et de souffrance. Le vacarme des tours qui disparaissent. Beaucoup de tristesse  loins des regards médiatiques, il n'y a en effet plus de journalistes. C'est très difficile à comprendre si on n'y est pas. Pourtant le temps s'est écoulé. Vraiment cette plaie ne s'est pas refermée et beaucoup souffrent encore de ces morts si injustes.

Ce matin, 12 septembre, beaucoup d'objets ont déjà été retiré des grillages et regroupés au pied de l'immense plaque commémorative de la Ten ten House, 124 Liberty street. Il fait plein soleil, il fait chaud, le chantier gronde d'activité, les ouvriers s'activent. N'ont-ils pas perdu un jour ? C'est comme cela en Amérique. Mais sur la photo d'une victime accrochée au grillage, il y a une petite phrase rajoutée au feutre: "nous ne t'oublierons jamais notre papa cheri". Un semblant d'humanité tellement touchant. 

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