23.08.2008
Cela pourrait expliquer des choses à Pékin

Le GW1516 est en phase expérimentale sur souris. Il est prévu pour traiter des troubles tels l'obésité, le diabète de type II ainsi que l'hypertension artérielle. Ce produit est testé depuis 2004, il augmente artificiellement l'activité d'un gène qui contrôle la croissance cellulaire dans les muscles tout en inhibant le stockage des graisses.
Le hic c'est qu'on trouve souvent des effets secondaires ...
Les souris sont transformées en marathoniennes : leur endurance est augmentée de 70 % et leur performance à la course a été améliorée de 68 % ... là où la célèbre érythropoïétine (EPO) ne promet que 10 %.
D'une souris de laboratoire à un sportif volontaire ... il n'y a qu'un pas record !
Cette substance nouvelle n'est bien sûr pas décelable lors des contrôles anti-dopages. Médisance ? L'avenir nous le dira.
00:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dopage, pékin, gw1516, epo
22.08.2008
Gagner ... pour toi, mon amour

23:09 Publié dans Des gens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : matthias, steiner, haltérophilie, pékin, amour
12.08.2008
Premier cas de tricherie aux J.O. de Pékin
Le premier scandale à Pékin n'est pas un cas de dopage mais des faits presque plus graves : la Chine a triché aux yeux du monde lors de la très longue cérémonie d'ouverture.
1) un play-back nationaliste.
Le directeur musical de la soirée a reconnu que la fillette qui a entonné l'Ode à la Patrie a chanté en play-back, la véritable chanteuse n'étant pas assez jolie pour représenter son pays.
«Nous voulions projeter l'image parfaite, nous avons pensé à ce qui serait le meilleur pour la nation», a déclaré Chen Qigang dans une interview à la télévision chinoise reprise mardi par le portail Sina.com, avant que ses propos gênants ne disparaissent de la Toile.
Mardi matin, plusieurs médias chinois dressaient un portrait flatteur de Lin Miaoke, neuf ans, «star montante». Pas un mot sur sa cadette de deux ans, Yang Peiyi, rondouillarde aux dents mal alignées, mais véritable voix.
«C'était une question d'intérêt national. L'enfant devait bien passer devant la caméra, être expressive», a justifié Chen, célèbre compositeur chinois contemporain et citoyen français.

2) fausses images du feu d'artifice.
Les organisateurs ont dû concéder que le programme télévisé de la cérémonie comportait des images truquées et prémontrées de feux d'artifices (55 secondes d'images truquées).
La cérémonie débutait par une scène spectaculaire dans laquelle des empreintes géantes de pieds s'inscrivaient dans le ciel. Les empreintes tracées par les fusées étaient censées être filmées en direct depuis un hélicoptère. Elles n'étaient en fait pas visibles en raison de la brume, même si les feux d'artifices ont bien été tirés, en outre le survol des installations était interdit le soir de la cérémonie.
«Il se peut que des images de pieds précédemment tournées aient été utilisées en raison de la mauvaise visibilité», a admis Wang Wei, vice-président du comité d'organisation. Selon le journal Beijing Times, les images ont aussi été montées de façon artificielle grâce à un coûteux travail d'une société informatique spécialisée qui aurait simulé les mouvements de l'hélicoptère et créé un faux flou censé émaner du brouillard.
«Ces histoires illustrent un aspect important des JO (...) tout est fait pour l'image de la Chine, sans le moindre respect pour le public», estime Xiao Qiang, dissident installé aux États-Unis.
«Je ne crois pas que le gouvernement chinois réalise à quel point ce n'est pas éthique, il ne comprend même pas les valeurs qu'il projette dans ces cas-là», ajoute Xiao.
C'est bien la première fois qu'un pays organisateur utilise la technologie pour truquer la vérité aux yeux du monde (2,3 milliards de téléspectateurs !). Quand au remplacement de la petite chanteuse à la belle voix par une jolie figurante, là aussi la Chine voulait montrer une belle image au détriment de la vérité. Un véritable camouflet à la face de la planète toute entière !
21:36 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tricherie, j, o, pékin, cérémonie, ouverture
09.08.2008
Pékin 2008 : médaille d'or pour l'espionnage

L'an dernier l'équipe danoise de football féminin se trouve en Chine pour une compétition contre l'équipe chinoise. Dans l'une des chambres, une danoise a la curieuse impression qu'on bouge derrière le miroir. Deux membres de la sécurité danoise accompagnés du directeur de l'hôtel découvrent derrière la glace sans tain un petit bureau occupé par deux agents de la sûreté de l'Etat avec une caméra. Plainte a été déposée auprès de la Fédération de football.
Qu'en est-il en cette année olympique ? Au delà de ce qu'on peut imaginer d'après Roger Faligot, spécialiste européen des renseignements.
Les portables vont être écoutés et serviront de balise pour suivre les journalistes. Même éteint on vous retrouvera grâce à eux. Il faut retirer la carte SIM du téléphone lors d'interview "à risque". A l'aéroport on vous propose une carte SIM de China Telecom déjà préformatée par les services ... de sécurité, il ne faut bien sûr pas l'utiliser.
Physiquement 4 personnes sont prévues par journaliste. Les grands hôtels sont sectorisés par langue pour faciliter les écoutes téléphoniques. Outre les personnes officielles appartenant à l'Etat (Sûreté de l'Etat : 40.000 personnes, département politique de l'APL qui s'occupe notamment d'internet : 20.000 personnes, les membres de la sécurité publique, le deuxième département de l'Armée populaire de libération soit en tout entre 150.000 et 200.000 personnes), il faut ajouter les personnes appartenant aux comités de parti, comités de rue qui signaleront la présence d'un étranger avec caméra dans un endroit où il ne devrait pas être.
Il est recommandé aux journalistes d'être inscrits auprès de leur ambassade, ne jamais travailler seul sur un sujet sensible et prévenir les confrères de leurs projets. Autant savoir !
15:49 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pékin, presse, liberté, espionnage, journaliste
04.08.2008
Attentat, hantise de Pékin

La capitale qui accueille les jeux olympiques est en état de siège. On cite le chiffre de 100.000 policiers et soldats pour assurer la sécurité des jeux mais aussi un million d'habitants volontaires, membres de comités de quartier. Des missiles sol-air ont été installés près des lieux sensibles.
Crainte injustifiée ? Pas si sûr : des plans des sites olympiques auraient été saisis en Indonésie en décembre dernier, info confirmée seulement en mai par Interpol. Une bombe a été découverte dans une voiture garée près du nouveau terminal de l'aéroport de Pékin. Cette nouvelle non rendue publique a été divulguée par le personnel de l'aéroport.
Cette crainte d'un attentat va peut-être se retourner contre les autorités : déjà avant l'ouverture des jeux, l'accès aux stations de métro et les entrées aux sites olympiques font l'objet de fouille très poussée. Une journaliste arrivée très tôt commente : "les portails métalliques sont trop sensibles, le bout en fer de mes lacets a sonné, une autre fois c'était mon stylo. Du coup tout le monde "sonne" et a droit à une fouille corporelle minutieuse. Sans compter qu'il faut ouvrir et allumer son ordinateur portable et son téléphone et parfois ouvrir les bouteilles d'eau. Comment cela va se passer lorsqu'il y aura les 30.000 journalistes accrédités ? Plus les athlètes et surtout le public". Des journalistes de Hong Kong ont été frappés et l'un d'eux emprisonné par la police parce qu'ils filmaient des gens faisant la queue afin d'acquérir les derniers billets d'entrée disponibles !
Cette ambiance ne fait sourire personne à Pékin. Le public attendu sera moins nombreux que prévu, la difficulté d'obtenir un visa d'entrée y est pour quelque chose aussi. Les chinois lambda ne supporte plus beaucoup ce déploiement de force, beaucoup vont rejoindre leur famille en périphérie ou dans les provinces proches.
Le chef de la sécurité du comité d'organisation assure qu'en plus de la sécurisation des lieux il désire offrir une ambiance festive autour des jeux sans déranger la vie quotidienne de la ville. C'est plutôt raté d'autant que les exercices se multiplient dans les rues. Les regards étonnés des habitants font place maintenant à la réprobation de beaucoup. "je sors de chez moi et je me retrouve avec un flic tous les 20 mètres, va t-on poser une bombe dans ma ruelle où vivent cinq familles ?" commente cette chinoise qui rejoindra bientôt sa famille à l'expérieur de Pékin pendant la durée des jeux.
09:23 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, j.o., pekin, attentat
15.07.2007
Les incertitudes d'internet : qu'est-il devenu ?
Rappel des faits : le 4 juin 1989 un convoi de chars arrive dans le but d'investir la place Tian An Men à Pékin et, on le saura après, réprimer dans le sang la révolte des étudiants.
Dans une artère proche, un jeune homme arrive et va bloquer la colonne de blindés, virevolter devant le char qui veut le contourner puis grimper sur l'engin afin de dialoguer avec le chauffeur.
Cet acte d'extrême courage, quand on sait que dans la nuit les engins rouleront sans pitié sur les étudiants, a été photographié par Stuart Frankin de l'agence Magnum et Jeff Widener d'Associated press et filmé par des chaînes de télévision. En 1990, Widener qui avait fait les photos du 6ème étage du Beijing Hotel avec un 400 mm sera nommé pour le prix Pulitzer pour sa photo "the unknow rebel".
Mais ce rebelle dont l'image fera le tour du monde et classée par un journal comme étant une des vingt photos représentant le mieux les événements du 20ème siècle, qu'est-il devenu ? Saura-t-il jamais que ces photos sont devenues le symbole de la résistance de tout un peuple ?
Internet ne me donnera pas la réponse tant il existe des versions différentes. D'article en article, je ne sais déjà pas s'il s'agit d'un étudiant ou d'un simple passant. En toute logique mais y en a t-il dans pareil cas, comme les étudiants sont regroupés sur la place et que l'homme porte un sac ans chaque main, on peut croire qu'il a fait ses courses.
Son identité : il est certain que c'est une question à ne pas poser en Chine d'après plusieurs sources, les jeunes ne seraient même pas au courant de ces événements. Dans un blog on cite "Zhang" dans le Sunday express c'est Wang Weilen, un étudiant de 19 ans. Comment pourrait-on connaître son nom puisqu'on affirme qu'il est écrasé par le char (complètement démenti par les images), que c'est un blanc qui sera noyé dans la foule, que des témoins vont venir le prendre et qu'il sera effectivement englouti par le public et dernière version il est récupéré ... mais par la police politique.
Son sort : écrasé par le char (on sait que c'est faux), décapité, fusillé, en centre de rééducation encore maintenant, libre car considéré comme non dissident et il se serait marié peu de temps après = voilà ce que donnent les blogs et les sites sur ce sujet. Mais des sources plus "sérieuses", il en ressort les mêmes incertitudes : Bruce Herschensohn, ancien député et assistant de Richard Nixon déclare qu'il a été exécuté 14 jours plus tard. Une source journalistique mentionne qu'il a été fusillé. Dans son livre Red China Blues, Jan Wong affirme qu'il est toujours vivant. Cette année, à l'occasion de l'anniversaire de cet événement, un article d'un journal de Hong Kong, l'Apple Daily le dit vivre à Taiwan.
Comme cette affaire est ancienne, que les autorités ont étouffé les faits dans leur pays, qu'ailleurs on ne désire pas "titiller" les autorités pour des raisons économiques et qu'un journaliste d'investigation même volontaire n'aurait pas beaucoup de bases concrètes pour ses recherches, on ne connaîtra donc sans doute jamais le sort de cet homme courageux.
La crédibilité d'internet n'en sort pas grandie quand on pense qu'il y a tellement d'étudiants qui prennent leurs sources dans le net pour leurs travaux, élocution ...
02:20 Publié dans Faits de société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tian an men, pékin, résistant, bloqué, char, crédibilité, internet








